Intempéries : « Environ 50.000 dossiers de sinistres en IARD hors auto »

Entre les épisodes de grêle du week-end dernier et les pluies qui ont touchée le Nord, le Centre et l’Île-de-France ces derniers jours, le cabinet d’expertise Sarectec estime que le nombre de sinistres en IARD, hors automobile, pourrait s’établir aux alentours de 50.000 pour le secteur de l’assurance.

Depuis samedi 28 mai, la France est frappée par de multiples phénomènes météorologiques. Cela a commencé par des épisodes de grêle dans les régions de Saint-Etienne, Toulouse, Clermont-Ferrand. Peu de dommages sur les toitures et en automobiles en raison de la petite taille des grêlons, mais ces chutes de grêles ont causé des dégâts des eaux. Saretec estimé à 15.000 le nombre de dossiers de sinistres (hors auto) pour le marché.

Lundi 30 mai, de fortes pluies se sont abattues en Île-de-France. « Elles ont engendré des dégâts des eaux par phénomène de ruissellement, principalement dans les département des Yvelines, de Seine-et-Marne, de l’Essonne, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne », souligne Jean-Vincent Raymondis, directeur général adjoint de Saretec. Cela représente environ 5.000 sinistres hors auto. Puis ont suivi des inondations dans les Hauts de France (2.000 dossiers) et un début de crue de de la Meuse.

A partir de mardi, les crues du Loing et l’Ouanne ont créé des phénomènes de débordement dans les secteurs de Romorantin et d’Orléans. Un phénomène majeur qui a fait resurgir le spectre de la crue de la Seine telle que la capitale l’avait connue en 1910, les deux cours d’eaux étant respectivement affluent et sous-affluent de la Seine.

Les crues lentes engendrent des coûts plus importants

A l’heure où nous écrivons ces lignes le phénomène est toujours en cours et le risque de rupture de digue reste plausible, ce qui pourrait faire grimper le nombre de sinistrés. « Les hauteurs d’eau maximum ne sont pas encore atteintes », indique le directeur général adjoint de Saretec. Les secteurs de Nemours et de Montargis ne sont toujours pas accessibles à nos experts et ne devraient pas l’être avant ce vendredi en fin d’après-midi ou ce samedi.

« La proportion particuliers/professionnels dans les profils de sinistrés est plutôt classique, par rapport à l’épisode que nous avons connu au mois d’octobre dernier dans le Sud-Est », détaille Jean-Vincent Raymondis. Pour autant cela ne signifie pas nécessairement que le coût d’indemnisation sera moindre. « Le phénomène de crue lente fait stagner l’eau, 2, 3, 4 ou 5 jours dans les bâtiments inondés augmentant les dommages au bâti, ce qui engendre des coûts plus importants », conclut-il.