Gouvernance : La Roam à l’AFA, et après ?

A l’issue de son séminaire et de son assemblée générale, la Réunion des Organismes d’Assurance Mutuelle s’est montrée favorable à une entrée dans l’AFA. Elle a également reconduit André Renaudin à sa présidence.

Le mouvement de concentration en terme de gouvernance sectoriel semble séduire. Après la FNMF, qui s’était montrée ouverte à une entrée de l’AFA, c’est au tour de la Roam de se montrer intéressée. “Nous voulons nous inscrire dans l’AFA”, lance un membre de la Roam. Après un séminaire qui a réuni 60% de ses adhérents, la Réunion a dessiné deux axes pour son développement. En premier lieu, elle souhaite grandir. “Nous avons des pistes.” Mais de quelle façon ? En s’ouvrant aux sociétés d’assurance, ou en restant sur sa ligne mutualiste ? La première solution semble privilégiée.

Vers des changements de statuts ?

Deuxième axe de réflexion : l’AFA. Un consensus semble avoir vu le jour sur la nécessité de faire partie de l’aventure de la belle endormie, sortie de son sommeil depuis maintenant plusieurs mois. Mais sous quelle forme ? “Nous souhaitons garder une certaine autonomie et notre identité”, poursuit ce même membre. Postulat renforcé par le retour aux fondamentaux d’un “club de dirigeants” telle que l’était la Roam à sa création en 1855 décidé lors du séminaire. Autrement dit, pas question de fusionner avec le Gema. “Nous pensons qu’entrer dans l’AFA par le Gema prendra trop de temps.”

D’autant que la question d’un pôle mutualiste, même s’il est avéré (53 au Gema et 52 à la Roam), n’est pas statutairement acté au sein de l’Association française de l’assurance. “Le Gema pousse pour la création de ce pôle mutualiste dans les statuts. Mais quid des deux autres pôles ? Y aura-t-il trois pôles au sein de l’AFA ?”, s’interroge ce membre de la Roam. Une chose est sûre Gema et Roam vont “très vite” se rencontrer pour discuter. La constitution d’un pôle mutualiste conservant les identités des regroupements qui le composent serait un signal fort à l’endroit de la FNMF qui, elle aussi, souhaite garder sa “marque”.