Eiopa : Gabriel Bernardino en campagne à Bruxelles

Le président de l’EIOPA s’est exprimé mardi 17 novembre devant le comité des affaires économiques du Parlement européen pour défendre son bilan.

Gabriel Bernardino, actuel président de l’EIOPA, souhaite effectuer un second mandat. Après avoir effectué cinq ans de services (2011-2015) à la tête du gendarme européen des assurances, il a défendu son bilan et exposé sa stratégie pour les années à venir devant le Comité des affaires économiques et monétaires mardi 17 novembre. Un grand oral loin d’être anodin puisque le comité transmet une recommandation de vote au Parlement, lequel statuera sur le sort de Gabriel Bernardino d’ici le 14 décembre. Sachant qu’après la mise en œuvre de la régulation, les cinq prochaines années seront désormais consacrées à la supervision, Solvabilité 2 entrant en vigueur au 1er janvier 2016. Le rôle du prochain président évoluera donc sensiblement.

Le président de l’EIOPA a présenté au comité ses trois grandes priorités : « renforcer la convergence des contrôles, améliorer la protection du consommateur et préserver la stabilité financière ». Gabriel Bernardino a notamment insisté sur sa volonté d’aboutir à des « engagements bilatéraux » avec les autorités de contrôles nationales, ainsi que d’améliorer la qualité des contrôles et des stress tests, pour faire en sorte que l’analyse des risques soit toujours plus fiable. Selon lui, l’EIOPA est trop dépendante des autorités nationales pour les stress tests, « ce qui entrave notre perception des données et des résultats ». Il estime ainsi que la convergence et la cohérence des contrôles sont indispensables à la construction d’un véritable marché unique de l’assurance.

A la question d’un membre du comité, qui souhaitait savoir si l’avalanche de textes, avec les « centaines de milliers de pages » de la directive, était amenée à se poursuivre, Gabriel Bernardino s’est montré ferme : « Je comprends qu’il y ait de temps en temps besoin de quelques réglages, comme ce que nous avons fait sur les infrastructures. Mais je mets en garde la Commission : je veillerai à ce que la stabilité réglementaire soit préservée par-dessus tout. Oui pour faire des adaptations si besoin, mais encore faudra-t-il que les parties prenantes apportent la preuve de leur nécessité et ne réagissent pas de manière épidermique selon les circonstances ». Avant de conclure : “Je souhaite continuer à faire en sorte que la présidence de l’EIOPA soit menée avec la plus haute indépendance et en toute transparence ».