Assurance vie : Le groupe MACSF mise sur la diversification

INFOGRAPHIE/VIDEOS – Après avoir dévoilé son taux de rendement pour 2016, le groupe MACSF livrait sa stratégie en assurance vie pour l’année à venir. Comme beaucoup d’acteurs, la mutuelle d’assurance vise le développement sur les unités de compte.

Ce mercredi 11 janvier, le groupe MACSF dévoilait sa stratégie en assurance vie pour l’année 2017. L’occasion en préambule de livrer quelques éléments de résultats de la mutuelle pour 2016. Cette dernière enregistre un produit net d’assurance en hausse de 2,9% par rapport à 2015, à 778M d’euros. En non-vie, le chiffre d’affaire grimpe de 2,8% « malgré la faible hausse tarifaire », souligne Stéphane Dessirier, directeur général du groupe MACSF.

« Nous avons pris de plein fouet la loi Hamon »

Si le PNA augmente en IARD, c’est notamment grâce à l’assurance habitation. Car en automobile, « nous avons pris de plein fouet la loi Hamon », nous confie Stéphane Dessirier.

« Nous souhaitons fourgousser 1,6Md d’euros en 2017″

Côté assurance-vie, le groupe est revenu sur le taux de rendement de 2,40% servi sur ses contrats monosupports. « Une performance remarquable compte tenu de la volatilité des marchés et des faibles taux d’intérêt », s’est félicité le directeur général de la MACSF. « Nous sommes très fiers de battre le marché », a ajouté Guillaume Rosenwald.

Le groupe a par ailleurs dévoilé sa stratégie pour les mois à venir. Sans surprise, la mutuelle souhaite accélérer son développement sur les unités de compte. En 2016, elle a ainsi enregistré une collecte nette négative sur ses fonds euros (-16M d’euros), quand celle en unités de compte se portait à 396M d’euros.

Le groupe compte s’appuyer sur le transfert Fourgous pour développer ses unités de compte. 822M d’euros ont ainsi été transférés par ses sociétaires vers les contrats RES multisupports. En 2017, la MACSF affiche de fortes ambitions pour atteindre son objectif de 15% d’UC dans son encours d’ici 2020 comme nous l’explique Stéphane Dessirier.

Pour y parvenir, plusieurs mesures seront prises. Les frais sur versement du RES monosupport passeront de 1% à 3%, quand ceux du RES multisupport restent à 0,6% ou 1% selon le mode de paiement choisi par le sociétaire. La mutuelle d’assurance compte par ailleurs s’appuyer sur le développement de la souscription « en mobilité ». Les commerciaux debout seront dotés d’un nouvel outil sur leur tablette permettant la souscription de contrat RES multisupport avec récupération des pièces administratives par photo prise depuis la tablette et signature électronique. Un modèle d’allocation d’actif doit par ailleurs être expérimenté en agences avant d’être déployé aux sociétaires début 2018. Une sorte de robo-advisor en somme.