Assurance crédit : Des exportateurs américains regrettent de ne pas avoir un outil comme la Coface

Une organisation professionnelle américaine d’exportateurs a déploré mardi de ne pas bénéficier d’un outil comme l’assureur-crédit français Coface, ce qui a coûté selon elle un contrat pour 81 satellites décroché par une filiale de Thales.

La Coface, entreprise spécialisée dans l’assurance pour les exportateurs et privatisée en 1994, et aujourd’hui filiale de la banque Natixis, a garanti le paiement de 95% des 1,8Md de dollars de facilités de crédit pour le projet de Thales Alenia Space.

Thales a été choisi le 2 juin par l’américain Iridium pour construire des satellites de communication, face à Lockheed Martin. « Ce qui est clair, c’est que le fournisseur français a prévalu parce que la Coface a été en mesure de remédier aux problèmes de crédit posés par le financement d’une manière qui n’est pas possible pour l’Ex-Im Bank, laquelle était en train d’examiner le contrat au moment où la décision a été annoncée », a affirmé dans un communiqué la Coalition pour l’emploi par les exportations.

Pour ce groupe de pression dont est membre Lockheed Martin, avec d’autres gros exportateurs américains (Boeing, Caterpillar, General Electric, etc.) mais aussi les banques françaises BNP Paribas et Société Générale, l’Export-Import Bank, structure publique, est un outil insuffisant pour atteindre l’objectif du président Barack Obama de doubler les exportations américaines dans les cinq années à venir.

« Si l’exécutif et le Congrès sont sérieux quant à cet objectif, ils doivent faire en sorte que l’Ex-Im Bank, ainsi que d’autres programmes gouvernementaux d’aide à l’exportation, soient capables de soutenir la comparaison avec leurs concurrents internationaux », a estimé la Coalition.

Washington, 8 juin 2010 (AFP)