Solly Azar : le Cloud computing pour “ne rien faire …”

En confiant toute son architecture technique à un acteur du Cloud computing, le grossiste se décharge de la gestion de son outil de production au quotidien. Pour autant, il y garde un œil plus que vigilant. Qualité de service oblige.

Ne rien faire, tout faire faire mais ne rien laisser faire“. Faisant référence à cet aphorisme préféré de Lyautey, Guillaume Savariau, directeur de l’organisation et des systèmes d’information (Dosi) de Solly Azar explique, en une phrase, la philosophie ayant sous-tendu la marche du courtier vers le Cloud privé, en opposition au Cloud public qui permet à différentes entreprises de mutualiser les ressources informatiques en vue de peser sur leurs coûts, notamment. Justement, le courtier a organisé sa marche vers le Cloud pour des raisons autres qu’économiques. “Envisager d’externaliser pour baisser ses charges relève de l’erreur. L’excellence opérationnelle doit être la finalité, d’autant qu’au fil des ans les coûts baissent”, indique ce spécialiste de la gestion déléguée en informatique qui a mis en place un “Plan Progrès” s’appuyant sur un benchmark annuel contractuel.

Arrivé chez Solly Azar il y a deux ans, le Dosi était prioritairement chargé de porter l’informatique du groupe dans le Cloud privé. Première action, remettre les compteurs à zéro de ce chantier dont les jalons avaient déjà été posés. Et pour cause ! L’existant à externaliser était vieillissant. “Une aubaine pour les prestataires de services ; pour éviter des surprises en termes de factures salées tout au long de la prestation, la règle fondamentale consiste à aligner le système d’information  à sous-traiter sur les standards technologiques“, estime Guillaume Savariau. Une remise à l’état de l’art qui a permis de donner le coup d’envoi de la bascule vers le Cloud de la société Sigma. Dans une logique de Big bang. Pendant un week-end.

Un seul SLA considéré !

Depuis un an, le grossiste sous-traite l’exploitation de son outil de production à un prestataire informatique externe. Ce qui est rare dans l’assurance française. Pour autant, “il ne laisse rien faire” selon l’adage de Lyautey. Comment ? En s’appuyant sur un seul critère de qualité de service (SLA) là où d’autres en instituent une batterie : “notre prestataire doit nous garantir la sécurité, la haute disponibilité et l’intégrité de nos outils. Si l’utilisateur et/ou le client ne peuvent y accéder confortablement, les pénalités financières ne sauraient remédier au non-respect de ses engagements”, souligne le Dosi. Et d’ajouter : “Grâce au Cloud privé, notre informatique est isolée et prête à être déménagée à tout moment, en cas de non-respect des engagements contractuels. En fait, cette capacité à rompre à tout moment le contrat est une clause qui pousse le fournisseur à l’excellence”.

Clairement, l’un des points d’orgue de l’externalisation est la négociation. Tout doit être mis sur la table avant la signature du contrat. L’entreprise et le prestataire de services gagnent à définir les rôles de chacun. En l’espèce, Solly Azar a dû quadriller le terrain. A l’arrivée, “l’externalisation s’est faite dans le respect des coûts et des délais ; et nous avons atteint notre objectif d’excellence opérationnelle. Avec en prime, des économies de ressources en interne. Pas de recrutement d’un d’administrateur réseau et de base de données, des profils que nous aurions forcément intégrés sans le recours au Cloud”, conclut le Dosi.