Grands risques : Ce que craignent les entreprises en France et dans le monde

Dans son traditionnel baromètre, Allianz Global Corporate & Specialty identifie les risques les plus prégnants selon les entreprises en France et dans le monde. L’interruption d’activité arrive en tête devant les évolutions de marché.

L’interruption d’activité est le risque plus redouté par les quelque 1.237 gestionnaires et experts du risque interrogés dans 55 pays pour l’édition 2017 du baromètre des risque d’Allianz. Indétrônable depuis 5 ans, il arrive également en tête en France, alors qu’il était deuxième en 2016. Selon AGCS, cette inquiétude est accentuée cette année par les risques de dommages immatériels et les risques incorporels liés, notamment, aux cyber-incidents et à l’incertitude politique (Brexit, élection de Trump, montée du protectionnisme…).

« Partout dans le monde, les entreprises se préparent à vivre une année d’incertitude, a déclaré Chris Fischer Hirs, CEO d’AGCS. Elles redoutent l’évolution imprévisible de l’environnement réglementaire et géopolitique ainsi que des conditions de marché à l’échelle mondiale. Une multitude de nouvelles menaces vient s’ajouter aux risques perpétuels d’incendie et de catastrophes naturelles, nécessitant une refonte des outils de contrôle et de gestion des risques. »

Au niveau mondial, l’évolution et la volatilité des marchés arrivent en deuxième position. La préoccupation est liée aux changements réglementaires dans les pays, à travers, par exemple, la mise en place de barrières commerciales. « Si l’interruption d’activité est la principale préoccupation, d’autres incertitudes pèsent sur les entreprises à court terme, comme l’évolution du cadre législatif/gouvernemental et du marché. Les sondés anticipent des changements majeurs », explique Thierry Van Santen, CEO d’AGCS France.

Le risque cyber s’offre la troisième place du podium de ce baromètre (2e en France). Si la digitalisation est devenue incontournable, elle apporte également son lot de menaces nouvelles qui ne se limitent plus au « simple piratage des données ». Allianz relève par ailleurs que le coût de mise en conformité lié à l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données (RGPD) en Europe prévu pour 2018 doit être anticipé sous peine de s’exposer à des sanctions très élevées.