Etats-Unis : Axa lance l’introduction en bourse de sa filiale

La bourse de Wall Street à New York

L’assureur français Axa a annoncé jeudi le lancement de l’introduction en Bourse d’une partie de ses activités américaines, suivant ainsi le calendrier prévu pour cette opération qui doit notamment contribuer à financer l’acquisition à plus de 12 milliards d’euros du groupe XL.

“Axa annonce aujourd’hui le lancement de l’introduction en Bourse de sa filiale à 100% Axa Equitable Holdings”, dit l’assureur dans un communiqué, tablant sur un prix compris entre 24 et 27 dollars par action. Vu le prix visé, l’opération, qui concernera 137,25 millions d’actions, représentera un montant compris entre 3,2 et 3,7 milliards de dollars. Axa se réserve la possibilité de vendre une vingtaine de millions d’actions supplémentaires dans un délai d’un mois.

L’entrée en Bourse respecte pour l’heure le calendrier fixé par Axa: le groupe avait annoncé fin 2017 qu’il ferait entrer à Wall Street une partie minoritaire de ses activités américaines, largement centrées sur l’assurance vie, lors du second trimestre. Pour autant, la date effective de son arrivée à Wall Street, où le symbole “EQH” sera assigné à la filiale d’Axa, n’est pas encore décidée, le groupe prenant garde de rappeler, dans un second communiqué, que l’échéance prévue ne sera respectée que “sous réserve des conditions du marché”.

L’assureur français compte sur cette opération pour financer environ le quart du rachat pour plus de 12 milliards d’euros du groupe XL, spécialiste basé aux Bermudes de l’assurance aux entreprises. Le montage marque le repositionnement stratégique d’Axa de l’assurance vie vers l’assurance dommages. Mais ses modalités suscitent quelques interrogations, traduites par une nette baisse de son cours en Bourse et répercutées mercredi par certains actionnaires lors de l’assemblée générale du groupe.

Axa a par ailleurs annoncé jeudi qu’il émettait pour 750 millions de dollars d’obligations. L’opération est liée à l’entrée en Bourse de sa filiale, car ces obligations seront forcément remboursées, d’ici trois ans, par des actions de la filiale américaine.