Comparateurs d’assurances : Maif, pas prête à devenir partenaire d’Assurland

Maif qui a participé à une conférence organisée par Assurland sur l’assurance et internet a annoncé ne pas être prête à collaborer avec un comparateur d’assurances tant que le modèle de comparaison se baserait sur le prix du produit.

Assurland, le comparateur d’assurances en ligne, a présenté, ce matin du 10 septembre, son enquête annuelle sur les attentes des internautes en matière d’assurance sur internet. Une étude qui a été décryptée par Stanislas de Vittorio. Il ressort que beaucoup d’internautes se servent des comparateurs pour effectuer des devis, mais très peu d’utilisateurs souscrivent en ligne (2 à 3%).

Pascal Demurger, directeur groupe de la Maif, était présent pour ce petit déjeuner débat afin de donner son opinion sur les comparateurs d’assurances, mais aussi sur la révolution numérique qui est en train de s’opérer.

La Maif ne s’engagera pas sur le “low cost” ni sur un pureplayer

Pascal Demurger est catégorique, “La Maif ne sera pas partenaire d’un comparateur d’assurances tant que le mode de comparaison n’évoluera pas”. En effet, il reproche au comparateur de se baser uniquement sur le prix et non sur la qualité des garanties. Aujourd’hui donc, les conditions ne sont pas réunies pour que l’assureur mutualiste prenne part à ce secteur d’activité. Pour autant, la Maif ne ferme pas la porte à cette opportunité et Pascal Demurger souligne que les comparateurs et les assureurs doivent travailler ensemble pour que le système évolue. De sont côté, Stanislas Di Vittorio, président et fondateur d’Assurland, explique que son site est très intéressé par une collaboration avec Maif.

Pour autant, même si la Maif, ne va pas annoncer demain son entrée sur Assurland, son DG pense qu’avec la promulgation de la loi consommation Hamon, le turn-over du marché de l’assurance devrait s’accroître et les comparateurs devraient prendre une place “encore plus importante que celle qu’ils ont aujourd’hui”.

En ce qui concerne le pureplayer, Maif ne réfléchit pas à cette option comme a pu le faire la Macif avec Id Macif ou Groupama avec Amaguiz. L'”assureur militant” ne se positionnera pas non plus sur le marché de l’assurance “low cost” dans un soucis de “cohérence”.