JT Actu Cat Nat : Inondations record dans le Sud-Est

Exceptionnelles, meurtrières et très onéreuses, les inondations qui ont ravagé le sud-est de la France le 3 octobre dernier sont le sujet principal de ce JT spécial.  Selon les estimations de CCR, le montant des dommages assurés oscillerait entre 500 et 650 millions d’euros pour le secteur de l’assurance. Pourquoi ces inondations ont été aussi dévastatrices ? Était-il possible de les prévoir à l’avance ? Nous allons analyser cette catastrophe sous différents angles.

De fortes précipitations se sont abattues le 2 et 3 octobre dans le Sud-est de la France, causant au moins 20 morts et d’importants dégâts. En trois heures, il a été mesuré 180 millimètres d’eau à Cannes, 159 millimètres à Mandelieu-la-Napoule et 100 millimètres à Valbonne. Des niveaux record qui représentent l’équivalent de deux mois de pluie sur le secteur. Des orages violents sont fréquents dans la région à cette période de l’année, mais cette fois-ci les précipitations ont été très concentrées et d’une rare intensité.

Les inondations et les coulées de boue ont provoqué d’importants dégâts matériels. Face à l’urgence de la situation, le conseil des ministres a déclaré l’état de catastrophe naturelle pour 18 communes du Var et 14 des Alpes-Maritimes. Les assureurs ont mis en place des procédures exceptionnelles pour pouvoir dédommager les assurés rapidement. Une grande partie des dégâts sera indemnisée dans les deux mois, selon l’Association Française de l’Assurance.

L’intensité des précipitations explique l’ampleur des dégâts, mais certains observateurs pointent également du doigt l’urbanisation et l’imperméabilisation des sols comme des facteurs aggravants.

Les plans de prévention des risques n’ont pas empêché que des quartiers entiers soient bâtis sur des zones inondables. Développer la culture du risque, adapter les constructions et développer la connaissance des phénomènes naturels devient donc indispensable pour faire face aux phénomènes climatiques extrêmes. Des phénomènes extrêmes dont l’intensité devrait augmenter à cause du réchauffement de la Méditerranée.