Tarifs : La Maif ouvre le bal des augmentations de tarifs

La Maif annonce à ses sociétaires des hausses de tarifs de l’ordre de 2 à 2,3% en auto et 3 à 5% en habitation pour 2013.

Comme le veut la tradition, c’est la Maif qui ouvre le bal des annonces de tarifs, avec des hausses de 2 à 5% en auto et habitation, selon que les sociétaires ont un contrat Maif ou Maif-Filia.

Les plus fortes hausses seront, comme c’était prévisible avec les annonces des chiffres de sinistralité la semaine passée, en habitation. Le contrat Raqvam des sociétaires Maif verra une hausse moyenne de 3% s’appliquer en 2013, tandis que les assures Filia-Maif subiront une hausse de 5%. La Maif explique cette hausse par celle de l’indice de la Fédération française du bâtiment qui “devrait être légèrement supérieure à 3%” et par une sinistralité composée d’une “recrudescence notable des cambriolages”, des épisodes de froid l’hiver dernier, la sécheresse de l’été 2012 et quelques inondations.

En auto, la Maif augmentera ses tarifs de 2% en moyenne. C’est en tout cas ce qu’elle annonce à ses sociétaires dans le magazine qui leur est réservé. Pour les assurés Filia-Maif, la hausse sera encore un peu plus élevée, à 2,3% en moyenne et en-dehors des effets du coefficient de réduction-majoration.

La Maif explique à ses sociétaires que ces hausses sont dues à “une évolution réglementaire portant sur la revalorisation annuelle des rentes versées aux sociétaires victimes d’accidents”, réglementation qui fera en effet porter aux assureurs le poids des revalorisation qui étaient avant du fait du Fonds de garantie. Lors du point presse de rentrée du Gema, Gérard Andreck, son président, avait estimé à “un ou deux points” de hausse le poids de ces revalorisation. La Maif avance également une hausse des prix d’environ 2% en 2013 pour justifier cette hausse.

Les différents acteurs donneront au fil des prochaines semaines leurs politiques tarifaires en dommages. En règle generale, la Maif se situe dans la moyenne de ce que font ses concurrents, la sortie de l’Afa qui donnait la semaine passée des chiffres de sinistralité montre une volonté de préparer l’opinion à des hausses généralisées.