Solvabilité II / Tests : Les assureurs français remportent l’examen

Tous les assureurs français soumis aux tests européens de résistance ont réussi l’examen, quel que soit le scénario envisagé, a indiqué lundi l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), régulateur français des assurances, dans un communiqué.

Les assureurs testés représentaient 60% du marché de l’assurance non-vie (dommage et responsabilité) et 70% du marché de l’assurance-vie, en termes de primes brutes collectées. Contrairement à l’ensemble des assureurs européens, tous ont réussi le test, bien que l’ACP n’ait pas dévoilé leur identité. Pour chacun de ces scénarios, l’ensemble des assureurs français, placés dans ces conditions dégradées, se trouvait au-dessus du niveau minimum de fonds propres (MCR) tel que défini par le nouveau cadre réglementaire dit Solvabilité II.

Le gouverneur de la Banque de France et président de l’ACP, Christian Noyer, cité dans le communiqué, a estimé « que ces bons résultats démontrent la solidité du secteur français de l’assurance et sa capacité une nouvelle fois à surmonter des situations macroéconomiques difficiles ». Les tests de résistance ont consisté à soumettre une entité, une entreprise le plus souvent, à un ensemble d’hypothèses impliquant une nette dégradation de l’environnement économique, afin de déterminer s’ils sont en mesure de résister à ces chocs.

« Des résultats qui ne constituent en rien une prévision »

Les tests coordonnés par le régulateur européen des assurances (EIOPA) utilisaient deux scénarios principaux d’évolution défavorable de l’environnement macroéconomique (baisse des marchés boursiers et immobiliers notamment), un troisième qui prenait l’hypothèse d’une forte accélération de l’inflation et un quatrième qui envisageait une importante hausse du taux des obligations d’Etat européennes.

A l’échelle européenne, sur un total de 221 groupes et compagnies examinés, 11 ont échoué au scénario de base des tests, 13 ont raté l’épreuve d’une conjoncture encore plus défavorable, 10 le test d’un choc inflationniste et 6 celui d’un choc sur les obligations souveraines. Certains ont raté plusieurs scénarios à la fois. Christian Noyer a tenu à rappeler que « ce test de résistance a porté sur des scénarios de chocs hypothétiques et ne constitue en rien une prévision ».

(Avec AFP)