Services à la personne : Entre plans sociaux et liquidations judiciaires, les enseignes ne s’en sortent pas

Ce n’est pas nouveau, les enseignes de service à la personne se portent mal et plusieurs voient leur survie menacée. Dans cette industrie, les coûts fixes sont très élevés. Le niveau de perte peut être alors vite atteindre des sommets pour une société ne parvenant pas à passer le point mort.

Ainsi, Séréna, issue de l’alliance des assureurs Macif, Maif et MGEN et du groupe bancaire BPCE est en proie à de graves difficultés depuis plusieurs années. Deux de ses actionnaires actuels, BPCE et la MGEN ont décidé en fin d’année de se retirer du tour de table. En revanche, la Maif et la Macif ont fait le choix de lui maintenir leur confiance. Les résultats de Séréna n’ont en effet jamais décollé, traduisant la difficulté des services à la personne à s’imposer en France. La société a enregistré des pertes de 10,2 millions d’euros en 2008 et 2009, pour un chiffre d’affaires stagnant autour de 24 millions.

En novembre dernier, France Domicile était placée en liquidation judiciaire. Créée en 2005 à l’initiative de la Mutualité française, l’UNCCAS et l’UNA, France Domicile vient de mettre fin à ses activités, l’entreprise connaissait de grandes difficultés financières depuis 2008.

Dans une autre affaire, l’UNCCAS s’adresse à nouveau aux parlementaires.

 Dans un courrier daté du 10 février, l’UNCCAS, représentant les services publics d’aide à la personne, invite les députés et sénateurs maires à rétablir le dispositif le dispositif « Borloo » d’exonérations de charges patronales pour les services prestataires d’aide à domicile.

Exemples à l’appui, le réseau national des CCAS-CIAS rappelle l’impact financier de cette suppression sur les budgets des collectivités locales dont l’équilibre est déjà questionné par les effets de la nouvelle fiscalité locale. L’UNCCAS explique également en quoi cette suppression affectera bien, à terme, les services d’aide à domicile en direction des publics fragiles (personnes âgées, personnes handicapées, enfants de moins de trois ans), contrairement aux propos du gouvernement sur le sujet.
 Selon l’UNCCAS, le soutien au secteur de l’aide à domicile s’inscrit pleinement dans l’actuel débat sur la dépendance.