Scandale des assurances-crédit PPI : Lloyds provisionne 400M d’euros

La banque Lloyds Banking Group (LBG) a annoncé vendredi mettre de côté 350 millions de livres (400 millions d’euros) de plus afin de renforcer ses provisions liées au vaste scandale des assurances-crédit PPI.

Comme la plupart des grandes banques britanniques, LBG est contrainte de passer depuis des années d’importantes charges dans ses comptes pour couvrir les dédommagements de clients lésés par ces assurances-crédit et payer des amendes. LBG explique dans un communiqué qu’elle doit mobiliser cette nouvelle somme de 350 millions de livres en raison de changements tout récemment apportés par le régulateur dans le règlement de ce litige.

Ce dernier impose désormais aux banques de contacter les clients qui ont déjà fait des réclamations, ce qui va alourdir le montant des indemnisations. Les personnes s’estimant lésées ont par ailleurs jusqu’à fin août 2019 pour se faire connaître. La nouvelle charge sera pris en compte dans les comptes du premier trimestre, qui doivent être publiés le 27 avril, précise la banque.

Ce scandale, qui remonte aux années 1990, touche les grandes banques britanniques, mais LBG, très dépendante de la banque de détail, a été l’établissement qui a dû passer le plus de provisions, avec près de 17 milliards de livre au total ces dernières années (20 milliards d’euros), soit plus de la moitié du fardeau total des banques. L’affaire lui avait encore coûté 1 milliard de livres pour la seule année 2016.

Les assurances PPI étaient destinées à soutenir les emprunteurs qui se retrouveraient dans l’incapacité de rembourser un prêt ou de faire face aux échéances liées à leur carte de crédit. Mais dans les années 2000, il est apparu que ces PPI, vendues massivement au Royaume-Uni durant la décennie précédente, comportaient des clauses cachées faisant que l’emprunteur ne pouvait en bénéficier lorsqu’il en avait besoin.