Sauvetage du bancassureur KBC : Bruxelles approfondit son analyse et réclame un plan de restructuration

    La Commission européenne a donné son feu vert mardi à la recapitalisation et au sauvetage du bancassureur belge KBC, mais pour six mois seulement, l’approbation finale dépendant d’une enquête approfondie sur certaines des aides publiques dont il a bénéficié.

    Bruxelles demande également qu’un “plan de restructuration” de la banque, très présente en Flandre (nord), soit présenté dans les trois mois. “Premièrement, la Commission a autorisé une recapitalisation s’élevant à 3,5 milliards d’euros”, conforme à ses principes en matières d’aides d’Etat dans le contexte de la crise financière actuelle, précise la Commission dans un communiqué.

    “Deuxièmement, elle a autorisé, à titre temporaire, le sauvetage des actifs dépréciés, l’approbation finale étant subordonnée aux conclusions d’une enquête approfondie”, ajoute le texte. “Si certaines dispositions sont conformes aux orientations de la Commission sur le traitement des mesures de sauvetage des actifs, d’autres (notamment la valeur du portefeuille) nécessitent une analyse plus approfondie avant qu’une décision finale soit prise”, explique la Commission.

    “Les deux mesures ont été approuvées pour une durée de six mois à condition que la Belgique présente à la Commission, dans un délai de trois mois, un plan détaillé de restructuration pour le groupe KBC”, la banque ayant déjà bénéficié de “plusieurs aides importantes”, ajoute par ailleurs la Commission.

    KBC avait été renfloué une première fois en octobre par l’Etat fédéral belge, de 3,5 milliards d’euros, puis une deuxième en janvier par la région flamande, de 2 milliards d’euros avec une option pour 1,5 milliard supplémentaire qui a été activée. Mi-mai, le groupe avait de nouveau dû appeler à l’aide et avait obtenu un système de garanties de l’Etat fédéral, prévoyant une possible entrée au capital de ce dernier en échange d’une nouvelle injection de capital.

    Bruxelles avait approuvé en décembre le premier plan de sauvetage.

    AFP