Santé : Marisol Touraine présente ses mesure pour lutter contre les déserts médicaux

La ministre de la santé Marisol Touraine a présenté cette semaine à Scorbé-Clairvaux (Vienne) un plan global de lutte contre les déserts médicaux, détaillant une liste de mesures destinées à inciter les jeunes médecins à s’installer dans ces zones. 

Ce plan, “pièce maîtresse pour l’accès aux soins”, selon Mme Touraine, s’inscrit dans la “stratégie nationale de santé” évoquée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, et se conforme à l’engagement de François Hollande de respecter la liberté d’installation, sacro-sainte pour les médecins libéraux, en misant sur l’incitation plutôt que sur la coercition.

La ministre entend promouvoir l’exercice libéral dès la formation des médecins: il y aura “100% des étudiants en médecine générale en stage dans un cabinet libéral, si possible dans un territoire isolé”, a-t-elle assuré.
Une fois formés, les jeunes médecins se verront garantir leur installation.

Deux cents “praticiens territoriaux de médecine générale” auront dès l’an prochain et pour deux ans un revenu garanti, a-t-elle rappelé sans fournir de chiffre. Elle l’avait évalué récemment à 55.000 euros par an (4.600/mois).

Le nombre de contrats d’engagement de service public (versement d’une allocation de 1.200 euros bruts par mois), créés sous le précédent quinquennat et peu prisés, sera fortement augmenté pour atteindre 1.500 par an en 2017.
Les bénéficiaires s’engagent à exercer dans les territoires défavorisés pendant autant d’années qu’ils ont perçue cette allocation.

Par ailleurs, des forfaits seront accordés aux maisons de santé pluridisciplinaires (MSP, professionnels de santé dans les mêmes murs). Des chefs de cliniques viendront former des internes dans certaines de ces MSP. La télémédecine (médecine à distance), encore à ses balbutiements, sera développée, en commençant par des expérimentations en dermatologie.

Afin de rapprocher l’hôpital et la médecine de premier recours, des praticiens hospitaliers pourront venir travailler à temps partiel dans des structures libérales sans perdre pour autant leur statut de salariés.

Avec AFP