Santé : La MGEN présente l’Institut Montparnasse

L’Institut Montparnasse, créé à l’initiative de la MGEN, a présenté ses premiers travaux vendredi matin lors d’un colloque. Au menu, des réflexions sur le financement de la Sécurité sociale et plus largement sur la solidarité des Français.

L’Institut Montparnasse souhaite un « 21e siècle solidaire ». Ce groupe de réfléxion, créé à l’initiative de la MGEN en décembre 2009, réunit différents acteurs du monde de la Sécurité sociale et de la recherche en matière de santé. Les premiers travaux ont été présentés vendredi matin, avec pour point commun la volonté de démonter les idées reçues.

Brigitte Dormont, titulaire de la Chaire Santé de l’Université Paris-Dauphine, a par exemple démontré, chiffres à l’appui, que le vieillissement n’a qu’un impact relativement modéré sur la hausse des dépenses de santé. Il faut plutôt l’imputer au progrès technique et à sa diffusion  à l’ensemble des générations.

Marion Brunat, docteur en économie à l’Ecole nationale supérieure de sécurité sociale, a quant à elle souhaité démontrer le rôle d’investissement économique et social  de la Sécurité sociale. Elle contribue à l’activité productive, au revenu des ménages et à la baisse des inégalités de niveau de vie des ménages.

L’idée du financement de la Sécurité sociale a aussi été débattue, selon les différentes solutions possibles (financement par les cotisations sociales, par l’impôt sans oublier le débat sur la TVA sociale).

L’utilisation des données personnelles en débat

L’intervention la plus intéressante pour les mutuelles a peut-être été celle de François Ewald, directeur de l’Ecole nationale d’assurance. Il a expliqué comment nos sociétés sont devenues sensibles à l’individualisation des données, un modèle nouveau et contradictoire avec les principes des mutuelles.

François Ewald à appelé à réfléchir à la possibilité (apportée par la science, même si pas encore par la loi) d’utiliser l’analyse des données personnelles pour rendre de nouveaux services aux adhérents des mutuelles. « Le danger est de se faire dépasser par d’autres institutions qui sauront produire ces services », a-t-il prévenu.