Robert Benmosche, l’ancien PDG de MetLife choisi pour diriger AIG selon le Wall Street Journal

    Le Wall Street Journal a annoncé lundi que l’ancien PDG du groupe d’assurance américain MetLife, Robert Benmosche, avait été choisi pour diriger l’assureur nationalisé AIG, en remplacement d’Ed Liddy qui avait annoncé son intention de quitter ces fonctions.

    M. Benmosche avait été directeur général de MetLife, un assureur qui a mieux résisté que certains de ses concurrents à la crise financière, entre 1998 et 2006. Un porte-parole d’AIG sollicité par l’AFP n’a pas commenté ces informations.
    AIG avait annoncé en mai que son patron Edward Liddy, arrivé à la tête de la société au moment de sa nationalisation, avait l’intention de démissionner et que sa décision serait effective dès la désignation d’un successeur.

    M. Liddy, 63 ans, ancien patron d’Allstate, un concurrent d’AIG, ne dirigeait le groupe que depuis septembre, un rôle bénévole qu’il a accepté pour restructurer une société enregistrant des pertes colossales. Bien qu’il n’ait été pour rien dans la débâcle d’AIG, son poste lui a valu des critiques très acerbes de la part de la classe politique, entre autres lors d’auditions au Congrès où il personnifiait la débauche d’argent public (plus de 170 milliards de dollars) dépensée pour sauver le groupe.

    Il avait notamment été en première ligne au moment, en mars, du scandale des 165 millions de dollars de primes versées aux salariés les plus haut placés d’AIG, malgré des performances exécrables, et avait dû plaider que le groupe n’avait pas eu légalement d’autre choix. Il avait fini par passer à la contre-attaque en demandant au Congrès à la mi-mai de cesser de dénigrer le groupe, pour ne pas nuire à la valeur des actifs que le groupe entend céder, dans l’intérêt des contribuables.

    Après les plus de trente ans de règne de Hank Greenberg, jusqu’en 2005, la direction de l’ancien numéro un mondial était devenue instable. Son successeur Martin Sullivan n’était resté que trois ans et le prédécesseur de M. Liddy, Bob Willumstad, trois mois seulement, évincé au moment où AIG avait dû être sauvé de la faillite en urgence par les pouvoirs publics.

    AFP