Résultats financiers 2008 d’Euler Hermes : chiffre d’affaires en croissance de 3,2%, résultat net positif à 83,6 millions d’euros

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    Dans un environnement économique difficile, Euler Hermes enregistre en 2008 un chiffre d’affaires de 2 166,5 millions d’euros (+3,2%) et un résultat net de 83,6 millions d’euros (-79,5%).

    Le Directoire a présenté les résultats consolidés 2008, audités et revus par le Comité d’Audit, au Conseil de Surveillance d’Euler Hermes ce 17 février 2009.

    “La crise économique sévère que nous vivons actuellement augmente les défauts de paiement et les défaillances d’entreprises, impliquant une hausse en nombre et en montant des sinistres à payer par Euler Hermes à ses assurés. Cette hausse de la sinistralité pèse sur la profitabilité du Groupe à travers un fort recul de son résultat technique. Grâce à un contrôle strict des coûts et un résultat financier solide le Groupe parvient toutefois à dégager un résultat net positif de 83,6 millions d’euros en 2008 », a déclaré Clemens von Weichs, Président du Directoire.

    1. Activité

    Le chiffre d’affaires de l’exercice 2008 s’élève à 2 166,5 millions d’euros en progression de 3,2% par rapport au chiffre d’affaires de l’exercice 2007 (2 099,4 millions d’euros).

    La croissance du chiffre d’affaires en 2008 demeure bien orientée dans le contexte difficile évoqué précédemment. Ainsi, hors variations de périmètre de consolidation et des effets de variations de change, le chiffre d’affaires progresse de 5,2%, croissance à peine inférieure à celle affichée en 2007 (5,6%) et en ligne avec les objectifs de croissance à long terme de 5%.

    Dans la zone euro, la croissance limitée de la contribution au chiffre d’affaires (+1%) s’explique d’une part, par un tassement des primes suite à la baisse du chiffre d’affaires assuré directement imputable au contexte économique et d’autre part, par la bonne tenue des activités de services.

    La situation difficile de la zone euro conduit Euler Hermes à coopérer étroitement avec les pouvoirs publics dans le cadre des mesures de soutien au financement de l’économie. Ainsi, à titre d’exemple en France, Euler Hermes a-t-il d’ores et déjà signé près de 2 000 Compléments d’Assurance-crédit Publics (CAP), dispositif lancé début décembre par les pouvoirs publics.

    L’activité au Royaume-Uni affiche, à taux de change constant, pour la deuxième année consécutive une progression de 11,1% (+8,6% en 2007). Cette augmentation s’explique par l’application de hausses de taux de primes à tous les contrats venant à échéance.

    Aux Etats-Unis, la contribution au chiffre d’affaires marque le pas après plusieurs années de forte hausse avec une progression plus faible de 2,1% hors effet de change. Cette croissance limitée est le résultat d’une part, d’un tassement des primes suite à la baisse du chiffre d’affaires enregistrée par les assurés confrontés à un contexte économique plus difficile et d’autre part, d’une politique commerciale plus rigoureuse au niveau des taux de primes impliquant des résiliations plus nombreuses que dans le passé récent.

    En Pologne et dans les pays scandinaves, la contribution au chiffre d’affaires reste très bien orientée avec une croissance respective hors effet de change de 12,5% et 8,2%, principalement soutenue par un accroissement de la demande.

    2. Résultat opérationnel

    Le résultat opérationnel du groupe Euler Hermes est en baisse de 70,8%, à 168,5 millions d’euros. Cette évolution s’explique par la hausse du ratio combiné à 97,2% en 2008, en augmentation de 29,3 points par rapport à 2007 (67,9%).

    Le taux de sinistralité et le ratio des coûts, les deux composantes du ratio combiné, ont toutefois connu des évolutions opposées en 2008 :
    – le taux de sinistralité net affiche une forte dégradation et s’élève à 78,1%, contre 48,1% en 2007.
    – le ratio des coûts net, quant à lui, continue à s’améliorer, passant de 19,9% en 2007 à 19,1% en 2008, traduisant ainsi la stricte maîtrise des coûts mise en place par le Groupe.

    La détérioration du taux de sinistralité s’explique en grande partie par la profonde crise qui a frappé l’ensemble des économies mondiales en 2008 et qui s’est traduite par une forte croissance de la fréquence des sinistres, tant en nombre qu’en montant.

    Ainsi le taux de sinistralité brut pour l’année en cours a-t-il progressé de 28,2 points pour s’établir à 81,7%. Cette hausse inclut un sinistre de sévérité majeure survenu durant le dernier trimestre lié à la faillite de groupe Woolworths en Angleterre dont l’impact brut sur les comptes est de près de 59 millions d’euros.

    Dans une moindre mesure, le recul des boni de liquidation a également contribué à la dégradation du taux de sinistralité comptable.

    Le résultat financier s’élève à 132,9 millions et s’explique par :
    – d’une part, des revenus qui restent très bien orientés et affichent une progression de 9,7%, fruit de la politique d’investissement d’Euler Hermes qui a privilégié des investissements à faible profil de risque ;
    – d’autre part, des plus-values réalisées nettes de variation des dépréciations. Dans un contexte où les marchés financiers ont fortement chuté, Euler Hermes a continué à dégager des plus-values réalisées nettes de variation des dépréciations sur placement de 16,5 millions d’euros, tout en évitant des dépréciations importantes de son portefeuille financier.

    A fin décembre 2008, la valeur de marché du portefeuille financier s’élève à 3 339 millions d’euros contre 3 498 millions d’euros à fin décembre 2007, soit une baisse limitée de 4,5%. Cette baisse est liée d’une part, au recul des cash flow opérationnels directement imputable à la hausse des sinistres et d’autre part, au versement de dividendes à hauteur de 218 millions d’euros, garantissant ainsi un rendement de près de 10% aux actionnaires sur la base du cours de fin mai 2008.

    En dépit des réalisations et malgré l’évolution des marchés, les plus-values latentes et réserves de réévaluation s’élèvent encore à 141 millions, soit 4,2% du portefeuille des placements.

    3. Résultat net

    Après charges financières et impôts, le résultat net d’Euler Hermes s’élève à 83,6 millions d’euros, en baisse de 79,5% par rapport à 2007.
    Le résultat net par action est de 1,92 euro contre 9,33 euros en 2007.

    4. Dividende

    Sur la base de ce résultat net par action de 1,92 euro et compte tenu de sa solide structure financière, Euler Hermes proposera à l’Assemblée Générale du 15 mai 2009 le paiement d’un dividende de 1,50 euro par action, permettant ainsi de maintenir un rendement élevé pour les actionnaires.

    5. Fonds propres

    Les fonds propres du groupe s’établissent à 1 855,3 millions d’euros contre 2 077,9 millions d’euros au terme de l’exercice 2007, soit une baisse de 10,7%. La rentabilité des capitaux propres s’élève à 4,3%.

    6. Perspectives

    Euler Hermes anticipe une croissance négative des économies en Amérique du Nord et en Europe en 2009. Si cet environnement économique accroît l’intérêt des entreprises pour l’assurance-crédit et favorise une meilleure rémunération des risques à travers des hausses des taux de prime, il impacte également la sinistralité d’Euler Hermes. Par conséquent, le Groupe poursuit l’adaptation de sa politique de souscription de risques et de sa politique de souscription commerciale.
    Euler Hermes poursuivra également une politique de gestion prudente de son portefeuille financier. Le Groupe compte sur son portefeuille obligataire pour soutenir ses revenus financiers en 2009 et maintenir une contribution importante des résultats financiers au résultat avant impôts.

    Confiant dans sa stratégie, le groupe Euler Hermes dispose d’une part, d’une structure financière solide et d’autre part, d’outils de gestion adéquats qui devraient lui permettre de gérer la crise avec un maximum d’atouts.
    A court terme, Euler Hermes ne s’attend pas à une amélioration de l’environnement macroéconomique et prévoit pour les deux prochains trimestres une sinistralité qui restera élevée.
    Cette situation rend toute indication d’atterrissage pour 2009 très difficile, mais le management maintient son objectif d’un ratio combiné inférieur à 100%, sous condition de ne pas être confronté à des sinistres majeurs.