Résultats d’une enquête sur la politique de rémunération salariale en 2009

    La crise a conduit plusieurs gouvernements européens à prendre des directives ou à voter des lois pour dynamiser la politique de rémunération salariale. Parallèlement, les entreprises ont fait connaître leur plan d’actions (baisse des salaires, gel des embauches, licenciements…).

    Dans ce contexte, les Experts SVP, (spécialisés dans l’accompagnement opérationnel des décideurs) apportent un nouvel éclairage en interrogeant les dirigeants de PME-PMI françaises. Conduite auprès de 721 dirigeants, l’enquête SVP met en évidence l’impact de la crise sur la politique de rémunération salariale en 2009 et la connaissance des décideurs sur la nouvelle loi en faveur des revenus du travail.

    • 82% des dirigeants envisagent de geler ou limiter les augmentations en 2009.
    • Seulement 38% des personnes interrogées projettent de réaliser des augmentations collectives en 2009 et 48, 96% ne l ’envisagent pas (13,04% ne se
    prononcent pas).
    • Sur la question des augmentations individuelles, les décideurs envisagent majoritairement d’y recourir pour 80% d’entre eux.
    • Sur l ’ensemble des sondés, 33% proj ettent une augment ati on de leur masse salariale, 33% une diminution et 28, 5% une st abi l i té (5, 5% ne se
    prononcent pas). Cependant, ces chiffres varient en fonction des secteurs d’activités :
    – les dirigeants du secteur de l’Industrie (40,38%), prévoient une diminution de leurs effectifs ;
    – ceux du secteur du Commerce (39, 05%) se prononcent majoritairement sur une stabilité de leurs effectifs en 2009 ;
    – et ceux du secteur des Servi ces sont plus optimistes puisque 38,82% pensent augmenter leur masse salariale en 2009.
    • 73,4% des dirigeants ne prévoient pas de rémunération complémentaire en 2009 au titre de l’épargne salariale et ce même si l es résultats de l ’entreprise sont constants.
    • La majorité des dirigeants interrogés (61,2%) pensent que la proposition du Président de la République de partager les bénéfices en trois tiers est une mesure utile pour soutenir la consommation et 63% la trouve juste et équitable.
    Pour autant, 48% des sondés considèrent ce projet comme irréaliste car l’entreprise doit préserver ses capacités d’ investissement pour se développer et
    difficile à mettre en œuvre pour 75% des sondés.