Résultats 2017 T1 : AIG renoue avec les bénéfices

L’assureur américain AIG, en quête d’un nouveau patron, est repassé dans le vert au premier trimestre, grâce à des réductions de coûts et une diminution des catastrophes naturelles.

Le groupe a enregistré un bénéfice net de 1,19 milliard de dollars sur les trois premiers mois de l’année, contre une perte de 183 millions de dollars à la même période en 2016. AIG avait dû inscrire une lourde charge de restructuration dans ses comptes il y a un an. Le résultat net au premier trimestre 2017 s’est traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du nord, de 1,36 dollar, contre 1,08 dollar attendu en moyenne par les analystes.

AIG a particulièrement bénéficié d’une baisse du nombre de catastrophes naturelles, des investissements sélectifs dans l’assurance commerciale et d’une forte réduction de ses coûts de l’ordre de 18,6% à 2,4 milliards de dollars. Le groupe a notamment cédé des actifs jugés sous-performants. Cette dernière stratégie fait partie d’un plan de restructuration mis en place par le PDG démissionnaire Peter Hancock, dont le but est d’apaiser la colère des actionnaires en leur versant de gros dividendes.

AIG a d’ailleurs annoncé mercredi un nouveau plan de rachat de ses propres actions de 2,5 milliards de dollars. Il a distribué à ses actionnaires quelque 18 milliards de dollars au total depuis 2016, via des dividendes et des opérations de rachats d’actions. L’assureur n’a rien dit mercredi sur l’avancement de la recherche du successeur de M. Hancock, qui a été contraint au départ début mars à la suite de mauvais résultats au quatrième trimestre 2016. Le groupe avait essuyé une perte nette de 3,04 milliards de dollars, ce qui avait relancé les critiques de l’investisseur activiste américain Carl Icahn.

M. Icahn demande une scission d’AIG en trois entités indépendantes afin de dégager davantage de valeur pour les actionnaires. Une des sociétés se spécialiserait dans l’assurance des prêts immobiliers (assurance invalidité notamment), une autre dans l’assurance-vie et la dernière dans la couverture des dommages et sinistres. Ce schéma créerait, selon M. Icahn, des entreprises plus faciles à gérer et aurait surtout l’avantage de lui faire perdre son statut d’institution financière d’importance systémique (SIFI). Ce statut est assorti de contraintes réglementaires spécifiques comme renforcer ses fonds propres.