Résultats 2016 T1 : Bénéfice net en baisse pour Generali

L’assureur italien Generali a annoncé jeudi avoir enregistré au premier trimestre un bénéfice net en recul de 13,8% sur un an, à 588 millions d’euros, un peu inférieur aux attentes, dans des conditions de marché « difficiles ».

Le résultat opérationnel (Ebit) s’inscrit lui en baisse de 12,3%, à 1,163 milliard d’euros, un résultat en revanche meilleur qu’attendu. Selon le consensus Factset Estimates, les analystes tablaient sur un bénéfice net de 632 millions d’euros et un Ebit de 1,241 milliards d’euros.

Ces résultats « confirment la capacité de Generali à faire face à une période particulièrement difficile« , a souligné le directeur général et directeur financier du groupe Alberto Minali, cité dans le communiqué, en notant que Generali avait « maintenu un taux de rentabilité des capitaux propres (ROE) supérieur à 13%, en ligne avec notre plan stratégique ».

« La baisse du résultat opérationnel et du bénéfice net est essentiellement liée à la décision de réaliser un niveau plus bas de gains sur nos investissements étant donné les conditions difficiles du marché, contrairement à l’approche menée au premier trimestre 2015 », a-t-il ajouté.

Generali s’est doté fin mars d’une nouvelle équipe dirigeante, avec la nomination à sa tête du français Philippe Donnet, en remplacement de Mario Greco, parti chez Zurich Insurance. Il est assisté d’Alberto Minali. Les nouveaux dirigeants de Generali ont assuré leur volonté de poursuivre la stratégie lancée en mai 2015. Le groupe entend devenir le leader de l’assurance de détail en Europe, avec un nouveau business model, une attention particulière au service à la clientèle, une utilisation massive de la technologie, tout en augmentant les profits et dividendes.

Depuis 2013, le groupe est parallèlement engagé dans une politique de recentrage sur son coeur de métier. Celle-ci s’est traduite par des cessions d’actifs (comme des parts minoritaires dans deux sociétés mexicaines ou encore la banque suisse BSI), mais aussi par une politique de réduction des coûts.