Résultats 2015 : Bénéfice net en repli de 3% pour Munich Re

Le réassureur allemand Munich Re a publié jeudi un bénéfice net en repli de 3% pour l’année 2015, en ligne toutefois avec ses objectifs et conformément aux attentes des analystes, lui permettant d’augmenter son dividende pour l’année écoulée.

Sur l’ensemble du dernier exercice, le groupe bavarois a dégagé un bénéfice net de 3,1 milliards d’euros contre 3,2 milliards en 2014, a-t-il fait savoir dans un communiqué. Ce résultat est en ligne avec son objectif d’un bénéfice net « d’au moins 3 milliards d’euros ». Les analystes, eux, misaient sur un chiffre du même ordre.

Les entrées de primes brutes, l’équivalent du chiffre d’affaires dans le secteur de l’assurance, ont elles progressé de 3% sur un an, à 50,4 milliards d’euros, tandis que le résultat d’exploitation a affiché un excédent de 4,8 milliards, en hausse de 20%.

« Etant donné le fait que l’environnement de marché est si difficile, le résultat de 2015 est satisfaisant », s’est félicité Jörg Schneider, directeur financier du groupe, cité dans un communiqué. Comme l’ensemble de ses rivaux, Munich Re souffre de taux d’intérêts actuellement très bas, qui compliquent sa tâche de faire fructifier au mieux les primes versées par ses clients. Les fortes turbulences financières des derniers mois, synonymes d’incertitudes pour l’avenir, ont par ailleurs ajouté une difficulté supplémentaire au secteur de l’assurance, traditionnellement frileux en matière de prise de risques.

« Même si nous avons bénéficié d’effets imprévisibles, sous la forme d’un faible impact des catastrophes, le bon résultat est principalement dû à notre rentabilité d’exploitation et à notre bilan solide comme un roc », a assuré M. Schneider. Dans le détail, l’activité de réassurance, principale source de revenu du groupe, a affiché une nette progression en 2015, tant à l’échelon des revenus que du résultat d’exploitation. L’activité d’assurance santé a également fait figure de bon élève, avec des performances globalement stables, tandis que la branche d’assurance directe, Ergo, a elle fait montre d’un coup de mou, du fait entre autres de dépréciations et de charges liées à la cession de sa filiale en Italie.

En dépit d’un environnement jugé difficile, le directoire a proposé une hausse du dividende à 8,25 euros par action, contre une rémunération de 7,75 euros versée aux actionnaires au titre de l’exercice 2014.