Résultats 2014 : “Une année de résilience pour April” selon Bruno Rousset

Le groupe April présentait ses résultats consolidés pour 2014 ce jeudi 26 février. Tous les indicateurs sont dans le rouge en raison d’un contexte et d’événements particuliers.

En 2014, le groupe April a dégagé un chiffre d’affaires de 766,3M d’euros en baisse de 1,6% sur un an. Le résultat opérationnel courant est lui aussi en recul. Il chute de 12,1% à 76,1M d’euros. Marc le Doze, directeur financier, impute cette baisse aux effets de l’ANI et aux coûts des investissements consentis par le groupe en 2014 dans le cadre de la généralisation de la complémentaire santé.

Le résultat opérationnel ressort lui à 69,3M d’euros en baisse de 18,4%. Une dépréciation du goodwill à la Réunion et la sortie en Argentine contribuent fortement à ce recul. Le contexte économique au Brésil a aussi plombé l’année pour le courtier et assureur. Dans la même lignée, le résultat net chute de 28,2% à 36,6M d’euros.

Dans le détail, l’activité courtage se contracte quand celle de l’assurance se maintient. Du côté des segments de marché, le dommage affiche une perte opérationnelle de 9,9M d’euros. Les difficultés rencontrés dans l’assistance et le voyage explique ce résultat. “En 2015, nous essaierons d’améliorer la rentabilité de nos activités à l’international”, a précisé Bruno Rousset. En santé-prévoyance, le résultat opérationnel est resté stable (-0,7%). Dans le cadre de l’ANI, le courtier a refusé de poursuivre son expansion en santé individuelle des salariés “en raison du risque de chute très probable d’ici un an”, a indiqué Marc le Doze.

Le groupe précise par ailleurs qu’environ 1/3 de son portefeuille de santé individuelle est susceptible de basculer. Pour autant, April va poursuivre sa production d’offre conventionnelle pour attaquer le marché des collectives qui peu à peu vont s’ouvrir après la censure des clauses de désignation par le Conseil constitutionnel.

En 2015, Bruno Rousset prévoit une stabilisation du résultat opérationnel courant et compte poursuivre sa stratégie de multi-spécialiste. Fort d’un cash flow de 198M d’euros à la fin de l’année 2014, le groupe affirme regarder quelques dossiers de croissance externe en vue d’acquérir une taille critique.