Résultats 2013 : KBC augmente fortement son bénéfice net

Le bancassureur belge KBC a enregistré en 2013 un bénéfice net en forte hausse, grâce à la reprise économique observée notamment dans son principal marché, la Belgique, mais a été pénalisé en fin d’année par des dépréciations liées à des portefeuilles de crédit en Irlande.

“Les indicateurs récents confirment que la relance économique, qui s’était progressivement dessinée en 2013, se poursuit en 2014. A la faveur de l’embellie de la situation économique, KBC réalise un résultat net de 1,015Md d’euros”, s’est réjoui dans un communiqué le patron du groupe, Johan Thijs.

Cela correspond à une hausse de 66% par rapport aux 612M d’euros enregistrés en 2012, et c’est mieux que le consensus des analystes fourni par le groupe, dont la prévision moyenne était de 978M d’euros.

KBC note toutefois qu’abstraction faire de l’incidence de ses “activités legacy” (comme son exposition aux CDO, des obligations dérivées de certains crédits dont le portefeuille avait fortement pénalisé le groupe lors des exercices précédents), et de la valorisation de ses propres risque de crédit, le bénéfice net ajusté s’élève à 960M d’euros contre 1,5Md en 2012.

Les revenus nets sont également en baisse à 1,73Md d’euros contre 1,85Md un an plus tôt. Le groupe a notamment été pénalisé en fin d’année par “des pertes de valeur annoncées sur crédits en Irlande, qui se traduisent par une perte nette de 294M d’euros” au quatrième trimestre, souligne Johan Thijs. Il s’agit d’un résultat “à titre exceptionnel et à caractère unique”, explique-t-il. Les réductions de valeur sur le portefeuille irlandais se sont montées à 773M d’euros au 4e trimestre.

En revanche, le groupe a enregistré des résultats positifs sur ses marchés d’Europe centrale et orientale: République tchèque, Hongrie, Slovaquie et Bulgarie. Quant à la Belgique, elle a dégagé au 4e trimestre un résultat net de 376M d’euros, “nettement supérieur aux 295M du dernier trimestre 2012”.

Le groupe souligne qu’il s’apprête à mettre fin, avec la vente prévue de la Banque diamantaire anversoise, au plan de désinvestissement convenu en 2009 avec la Commission européenne, et qui prévoyait la cession de plus de 25 entités. Ce plan se traduit par une contraction de bilan de plus de 42% au total pour KBC.

Il lui reste également 2Mds d’euros d’aides publiques à rembourser, étalés sur plusieurs années. Le groupe prévoit de ne pas verser de dividende sur les exercices 2013 et 2015, et de verser un dividende brut de 2 euros maximum sur l’exercice 2014.