Résultats 2010 : Les premiers effets du retour au courtage pour April ?

Le courtier April a présenté des résultats bénéficiaires grâce aux plus-values et aux cessions. Le recentrage sur le courtage, entraîne une baisse mécanique des primes d’assurance, non compensée par les activités de courtage. Les chiffres détaillés des résultats montrent en effet que les primes d’assurances baissent fortement le chiffre d’affaires du groupe.

Les dirigeants d’April parlent « d’une hausse timide du courtage », de 2%. La baisse du chiffre d’affaires est en effet plus imputable à l’activité « assurances », que le groupe a décidé de délaisser peu à peu et qui accuse un retraite de 22% (-79M d’euros en 2010).

L’assurance représente moins de 40% du CA

La part des deux activités se réduit logiquement. Le courtage compte dorénavant pour 62,8% du chiffre d’affaires contre 56,3% en 2009. Et les perspectives avancées par le nouveau directeur général, Patrick Petitjean, par exemple de toucher « le marché des particuliers, des TPE et des petites PME » devra se faire au travers des activités de courtage principalement.

Dans le détail, la branche santé-prévoyance (qui représente 70% du chiffre d’affaires en 2010) voit ses activités courtage progresser de +4,3%, passant de 304M à 317M d’euros entre 2009 et 2010, tandis que les primes d’assurances reculent de 9,7% (de 230M en 2009 à 208M d’euros en 2010).

La branche dommages souffre un peu plus, puisque les deux évolutions sont négatives, l’activité de courtage perdant 2,6% (de 156 à 152M d’euros) et les primes d’assurances plus de 42% (de 134 à 77M d’euros).

Que faire d’Axeria IARD ?

Après la cession, en 2010, des activités d’assurance-vie d’Axéria Vie, il reste dans le portefeuille d’April 90M d’euros de provisions pour des contrats d’Axéria IARD. La plupart de ces activités sont placées en « run off », c’est à dire que la compagnie n’enregistre plus de nouvelles souscriptions. En 2009, le montant des primes encaissées avait été de 120M d’euros. Il est retombé à 50M d’euros en 2010 et devrait atteindre 35M d’euros en 2011 selon les dirigeants.

En ce qui concerne Axéria justement, Patrick Petitjean explique que « plusieurs scenarii sont envisagés. Soit on en fait un outil de « fronting » soit on envisage une cession ». La décision devrait être prise dans l’année, sans plus de précisions.