Résultats 2009 : Le bénéfice net de Generali s’effondre au 1er trimestre à cause de fortes dépréciations

    L’assureur italien Generali a vu son bénéfice net s’effondrer au premier trimestre à 103,8 millions d’euros contre 910,3 millions un an plus tôt, à cause d’une lourde dépréciation de la valeur de son portefeuille de titres, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué.

    Sur les trois premiers mois de l’année, les dépréciations au niveau du portefeuille de titres du groupe se sont élevées à 1,5 milliard d’euros « à cause de la chute des marchés actions » sur la période, a expliqué le groupe.
    Le premier trimestre de 2008 avait par ailleurs bénéficié d’un profit non récurrent de 281 millions, poursuit Generali. Le groupe ne donne toujours pas de prévisions pour l’ensemble de l’année à cause de « l’évolution très volatile des marchés financiers » et de la situation économique globale.

    Le résultat opérationnel du groupe a reculé de son côté de 12,7% à 1,009 milliard d’euros, à cause du repli des marchés mais aussi “d’une aggravation au niveau des sinistres dans l’automobile” ainsi que de la tempête qui a frappé la France et l’Espagne en janvier.

    Les primes sont restées stables (+0,3%) à 18,5 milliards d’euros sur la période, grâce à la contribution de l’Europe de l’Est et de la Chine. Dans le détail, elles ont progressé dans l’assurance dommages (+3,4% à 6,6 milliards d’euros) mais ont reculé dans l’assurance vie (-1,4% à 11,9 milliards). Dans ce dernier segment, la récolte de nouvelles primes s’est élevée à 3,18 milliards d’euros sur la période.

    En terme de niveaux de solvabilité, Generali indique que son indice Solvabilité I est ressorti à 123%, comme fin 2008, ce qui selon lui confirme sa « solidité ».
    Generali avait déjà dû dévaluer la valeur de son portefeuille de titres de 5 milliards d’euros en 2008. Les plus lourdes dépréciations avaient été enregistrées sur le dernier trimestre de l’exercice, période au cours de laquelle le groupe était passé dans le rouge avec une perte nette de 809 millions d’euros.

    AFP