Résultats 2008 : Generali France perd 311 millions de bénéfice net mais limite la casse avec un chiffre d’affaires en recul de 4% à 14,8 milliards d’euros

    Comme pour sa maison mère, Generali France voit son bénéfice net consolidé reculer de 62% à 194 millions d’euros du fait des dépréciations d’actifs contre 505 millions d’euros en 2007.
    Le résultat opérationnel recul de 16% à 671 millions d’euros, principalement à cause des activités « vie » (-55%) alors que le résultat opérationnel des activités d’assurance dommages augmente de 3%.

    Dans un marché de l’assurance en repli de 6% en 2008, Generali France estime s’en sortir correctement avec un recul de 4% de son chiffre d’affaire. « De 2003 à 2008, nous avons connu une croissance annuelle moyenne de 16% alors que le marché progressait de 8% » a précisé Claude Tendil, PDG de Generali France, avant d’ajouter que le recul en 2008 était « volontaire » suite à une stratégie plus « raisonnable » sur les deux derniers mois de l’année.

    Dans le détail, l’activité dommages s’est bien tenue. Alors que le marché progressait de 2,5%, Generali France a connu une croissance de 4% sur ce secteur en chiffre d’affaires par rapport à 2007. La prestation de service et l’assistance ont eu un rôle prépondérant, alors que l’assurance automobile marque un léger recul en raison d’un « nettoyage de portefeuille sur les partenariats » selon M. Tendil.

    En assurance vie, l’assureur au Lion de Venise a connu trois premiers trimestres très bon au regard des conditions du marché avant d’enregistrer une forte baisse au dernier trimestre, pour terminer l’année en recul dans des proportions qui restent toutefois moins importantes que le marché (-7% contre -11% pour l’ensemble du marché).

    Bon ratio combiné et exposition nulle aux actifs toxiques

    Le résultat net consolidé pâti de la chute des marchés financiers et des obligations comptables. L’intégration de provisions sur les dépréciations d’actifs entraîne une baisse impressionnante (-62%) du bénéfice net consolidé qui s’établit à 194 millions d’euros contre 505 millions en 2007.

    Claude Tendil, a expliqué que l’entreprise « avait gagné des parts de marché sans sacrifier sa rentabilité », ce qui semble être le plus important. La stratégie de Generali France, proche de celle de sa maison mère a été, dès les premiers soubresauts de la crise financière, de conserver son ratio combiné à un très bon niveau (97,9%) sans toucher aux provisions techniques et en limitant ses investissements sur les marché à risques.

    Claude Tendil s’est également montré optimiste, se félicitant de la non-exposition de Generali France aux actifs toxiques et aux établissements déclarés en faillite. La structure financière est solide, avec une marge de solvabilité de 145% pour Generali Vie et 143% pour Generali IARD et 3,7 milliards d’euros de fonds propres, dettes subordonnées incluses.