Résultats 1T /CNP Assurances : CA en baisse, bénéfice en hausse

CNP Assurances annonce un bénéfice en légère hausse de 1,8% à 275M d’euros, soutenu par l’amélioration des marchés financiers.

C’est l’amélioration des marchés financiers qui a porté le bénéfice en hausse du premier assureur de personnes en France. L’amélioration des marchés financiers a eu un effet positif de 87M d’euros. Et les plus-values sur les portefeuilles d’actions et d’immobilier  s’élèvent à 75M d’euros.

Mais CNP Assurances a choisi de procéder, dans le même temps, à une dotation  équivalente à la provision pour participation aux excédents (PPE), pour éviter  que ces plus-values ne déforment le résultat, a expliqué le directeur général  adjoint, Antoine Lissowski, lors d’une conférence téléphonique relayée par l’AFP.

Cependant le chiffre d’affaires est en baisse de 12,9% à 7,02Mds d’euros. Hors plus-values, le résultat net courant est donc en diminution, -11,2%. « L’activité est toujours pénalisée par la baisse des marchés de l’épargne en Europe », explique CNP Assurances dans un communiqué.

Ralentissement de la collecte du réseau Caisse d’Epargne

La décollecte nette du groupe est de 200M d’euros et de 300M pour le seul marché français. Le ralentissement de la collecte dans le réseau Caisse d’Epargne  (CA en baisse de 29%) a fortement pénalisé l’assureur. Le réseau de la Banque Postale affiche lui une hausse de 9,6%. Malgré tout les encours augmentent encore de 2,2% à 290,7Mds d’euros.

Les autres activités compensent le manque à gagner en assurance-vie, avec une croissance de 10,7% en prévoyance, de 2,9% en assurance emprunteur et de 13,9%, belle performance, en santé.

CNP Assurances continue la « restructuration » de son portefeuille de placements, avec notamment la baisse de la part actions et dette des Etats d’Europe du sud. La totalité de son exposition à la Grèce a même été soldée après la clôture du 1er semestre. En revanche, le portefeuille de dette française a encore augmenté, passant de 59 à 63,1Mds d’euros.

Rachat de portefeuille de prêts à des banques

Par ailleurs, l’assureur négocie  le rachat de portefeuille de prêts à des banques, le rendement étant plus intéressant que celui des obligations.  « Nous avons des ressources à long terme et les banques ont des problèmes de financement à long terme », a expliqué
M. Lissowski.

 « On est prêt à racheter des prêts, mais on se méfie du risque de titrisation », a-t-il prévenu. CNP Assurances exige que ce ne soit pas la banque qui a consenti les prêts qui réalise la transformation en titres, « pour éviter une asymétrie de l’information », et demande que la banque conserve une partie du risque lié à ces prêts, afin que les intérêts « restent alignés ».