Réforme de l’hôpital : La grogne grandit contre la loi Bachelot

La loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » (HPST), portée actuellement par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot provoque une vague de contestation dont le point d’orgue sera la journée de mobilisation du 28 avril, avant l’examen du projet de loi par les sénateurs le 11 mai.
Retour sur les prises de position récentes.

La semaine dernière 25 professeurs de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) signaient un « appel des 25 » dans le Nouvel Observateur, pour amender la loi sur l’hôpital public, dont l’examen par les sénateurs est prévu à partir du 11 mai.
Quelques jours plus tard, Bernard Debré, député UMP de Paris annonçait : « Nous pensons que cette loi est une mauvaise loi » et ralliait implicitement le camp des contestataires.
Roselyne Bachelot ne perdait pas de temps et intervenait en affirmant bientôt suivi du premier ministre François Fillon. En fin de semaine dernière, l’UMP publiait un communiqué rejoignant la position de la ministre de la Santé et réaffirmant le soutien au texte de loi.

Le dernier acte en date d’une lutte qui s’organise jour après jour a été signé le lundi 20 mars. Différents syndicats de praticiens hospitaliers ont en effet décidé d’apporter leur soutien au mouvement. Des syndicats d’infirmières, de psychiatres et de médecins hospitaliers appellent désormais à des amendements voire au retrait complet du projet de loi Bachelot.
Ce que tous les contestataires reprochent au projet de loi est la gouvernance des hôpitaux par des directeurs non issus des cercles médicaux, et donc, pour beaucoup, ignorants des enjeux de santé pour les patients.

Dans un communiqué, la Coordination nationale infirmière demande le retrait du texte, les syndicats de médecins hospitaliers appellent à « amender le projet HPST sur la gouvernance de l’hôpital pour que vive l’hôpital public » tandis que l’Union syndicale de la psychiatrie a considéré que la loi consacrait « l’hôpital “entreprise industrielle”, le livre à la gestion comptable, préparant sa privatisation ».

L’appel des 25 sur le site du Nouvel Obs’