Prescriptions hospitalières délivrées en ville de 2004 à 2007 : une analyse inédite de l’Assurance Maladie

    Pour la première fois, l’Assurance Maladie analyse les prescriptions des établissements publics et des établissements privés participant au service public (PSPH), délivrées en ville (médicaments, dispositifs médicaux, transports…).

    En 2007, le Régime général a versé 8,3 milliards d’euros pour ces prescriptions qui représentent 21% de l’ensemble des prescriptions remboursées au titre des soins de ville.

    Pour mieux comprendre ce qui relève des prescripteurs travaillant à l’hôpital dans les dépenses des soins de ville, l’Assurance Maladie a analysé dans le détail la nature et la structure des prescriptions hospitalières. Elle a également mesuré leur poids dans l’ensemble des prescriptions et leur évolution sur la période 2004-2007.

    Cette étude met en évidence l’importance de la pharmacie qui correspond à la moitié des prescriptions hospitalières, une place qui s’explique en raison du coût des traitements souvent associés à des pathologies lourdes, prescrits par les médecins hospitaliers.

    Les prescriptions de transports sont, en majorité, prescrits par les médecins hospitaliers. Ce n’est pas le cas pour les prescriptions d’actes d’auxiliaires médicaux et d’arrêts de travail, notamment parce que ces derniers sont souvent renouvelés par les médecins libéraux.

    Par ailleurs, on constate que 45% des prescriptions hospitalières émanent des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU), dont 20% pour les trois CHU les plus importants (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, Hospices Civils de Lyon, Assistance Publique de
    Marseille). Sur 2004-2007, les prescriptions hospitalières connaissent une croissance plus dynamique que celles de l’ensemble des prescripteurs : +5,7% contre +3,8%.

    Cette étude permet de mieux identifier le poids des prescriptions hospitalières dans les dépenses de soins de ville et de mettre en évidence le rôle de l’hôpital dans la croissance des soins de ville. Cette démarche s’inscrit dans le développement programmé des actions de maîtrise médicalisée à l’hôpital qui doivent être conduites, aux côtés de celles menées en ville, pour améliorer l’efficience du système de soins.