Perspectives : Le fonds euros est-il mort ?

Le fonds euros est-il voué à disparaître au profit des unités de compte et de l’eurocroissance. Miné par les taux bas, relégué tout en bas du catalogue des placements financiers proposés par les assureurs à leurs clients, le fonds euros ne semble plus avoir la cote.

Certes, le fonds euros fait encore recette auprès des épargnants à en juger par les mois de collecte nette positive qui se succèdent. Mais de nombreux acteurs se félicitent de voir sa proportion drastiquement diminuer dans la collecte brute au profit des unités de compte.

Et l’eurocroissance dans tout ça ? Le marché est dans l’attente d’un signe des pouvoirs publics sur la mutualisation avec les fonds euros pour booster la performance en début de commercialisation. Les discussions sont menées au Trésor qui lui-même attend les conclusions de l’ACPR sur le volet prudentiel. Des tendances semblent pourtant se dégager.

Pour en savoir plus, News Assurances Pro organise le 14 mars prochain une matinée dédiée à l’avenir de l’assurance vie. Stéphane Dedeyan, directeur général délégué de Generali France et président de la commission des assurances de personnes de l’AFA, Julien Brami, directeur des activités vie d’Aviva France et Olivier Mariée, directeur de l’épargne chez Axa Particuliers et Professionnels nous donneront leurs éclairages sur l’évolution du marché de l’assurance vie et ses perspectives, ainsi que sur l’avancée des discussions à propos de l’eurocroissance.

Ils seront accompagnés sur la première table ronde de Léonard de Tilly, président de Fundshop. Car le marché de l’assurance vie est également bousculé par l’apparition des robo-advisors. Un moyen de pousser vers les unités de comptes.

Thèmes abordés lors de la 1ère table ronde :

  • Le fonds euros a-t-il encore un avenir dans un contexte de taux bas ?
  • Comment inciter les épargnants à investir dans les unités de compte dans un contexte de forte volatilité des marchés. Quelle stratégie commerciale ?
  • Quel impact sur la distribution de l’orientation vers les UC prise par les assureurs ?
  • Où en sont les discussions sur l’eurocroissance ? Quelles sont les attentes du secteur sur le sujet ?
  • Les robo-advisors sont-ils des concurrents ou des compléments pour les CGP ? Peuvent-ils aider à pousser vers les UC ? Et quelle stratégie adopter : prise de participation, partenariat, création ad hoc ?

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La matinée se propose par ailleurs, dans le cadre d’une 2nde table ronde, de décrypter les avancées du secteur sur la déshérence. Depuis le 1er janvier 2016, la loi Eckert s’applique sur les contrats d’assurance vie non réclamés. Les compagnies d’assurance ont désormais l’obligation de rechercher les bénéficiaires de contrats d’assurance vie non réclamés en consultant annuellement le RNIPP. Elles ont également l’obligation de rendre publics le nombre et l’encours des contrats.

Après toute une série de sanctions prononcées par l’ACPR à l’encontre de plusieurs acteurs du secteur, ce dernier s’est mis en ordre de marche. Mais la loi ne règle pas tout, et des contentieux pourraient se faire jour, notamment sur la question de la revalorisation du capital dû aux bénéficiaires.

Pierre-Grégoire Marly, professeur de droit et membre de la commission consultative de l’ACPR sur les pratiques commerciales, Pierre-Alexandre Rocoffort de Vinnière, PDG du Groupe Excellcium spécialiste de la fiabilisation de fichiers et de la recherche de bénéficiaires et Marie-Hélène Poirier, secrétaire général et directeur juridique et fiscal de Swiss Life apporteront leurs éclairages sur le sujet.

Thèmes abordés lors de la 2nde table ronde :

  • Où en sont les assureurs sur la question de la déshérence (éléments chiffrés) ?
  • Quelles sont les préconisations de la loi Eckert ?
  • Règle-t-elle tous les problèmes ?
  • Quels sont les freins à la recherche de bénéficiaires ?
  • Pourrait-il y avoir de nouvelles sanctions ?
  • Quelles sont les solutions que sont en train d’imaginer les assureurs (mutualisation des moyens, création d’un GIE) ?