Obama salue la réduction de salaires des dirigeants d’entreprises renflouées

Le président des Etats-Unis Barack Obama a salué jeudi la réduction de salaires de dirigeants d’entreprises renflouées par l’argent public, qui devait être annoncée dans la journée, la qualifiant d'”étape importante”.

Le “superviseur spécial” chargé du dossier, Kenneth Feinberg, nommé par M. Obama au printemps, devait annoncer jeudi son plan de réduction des rémunérations des dirigeants des sept entreprises ayant été le plus renflouées par l’Etat depuis la mi-septembre 2008, a-t-on appris de source gouvernementale.

“Je pense qu’il (M. Feinberg) a franchi une étape importante en réduisant l’influence des rémunérations des dirigeants à Wall Street tout en permettant à ces entreprises de réussir et de prospérer”, a affirmé M. Obama à la Maison Blanche.

“Nous ne méprisons pas la richesse, nous n’en voulons à personne parce qu’il réussit. Nous croyons à la réussite”, a toutefois souligné le président. “Mais nous sommes choqués lorsque des dirigeants de grandes entreprises financières, des entreprises qui peinent, s’arrogent d’énormes primes alors qu’ils continuent à compter sur l’aide des contribuables pour continuer à fonctionner”, a-t-il lancé.

Selon un responsable gouvernemental, aux termes du plan Feinberg, les sociétés concernées vont devoir réduire de 50% en moyenne la rémunération totale de leurs 25 dirigeants les mieux payés.

Ces coupes claires toucheront en premier lieu la partie de la rémunération que ces employés reçoivent sous forme de salaire, puisque celle-ci sera réduite de 90% en moyenne, a ajouté cette même source gouvernementale, confirmant des informations rapportées plus tôt par le New York Times et le Wall Street Journal.

L’autorité de M. Feinberg s’exerce sur les entreprises ayant reçu une “assistance exceptionnelle” de l’Etat depuis la mi-septembre, à savoir les constructeurs automobiles Chrysler et General Motors, les sociétés de services financiers GMAC et Chrysler Financial, les banques Citigroup et Bank of America, et l’assureur AIG.

Washington, 22 oct 2009 (AFP)