Nouveaux Marchés : La Maif mise sur l’économie collaborative

La Maif crie son amour pour l’économie collaborative à qui veut l’entendre et multiplie les partenariats et les prises de participation dans le secteur. 

Dans l’économie collaborative, la Maif s’est fait un nom, partenaire du premier Think Thank de l’économie collaborative Ouishare, mais également du premier évènement international du secteur le OuishareFest, l’assureur mutualiste est partout.

Pourquoi tant d’intérêt pour ce marché émergent?

Parce qu’il est émergent, mais également parce que la Maif entend s’ouvrir de nouveaux horizons, comme beaucoup d’autres assureurs, le groupe multiplie les partenariats avec Koolicar, ZenWeShare, GuesttoGuest.

En 2014, l’assureur mutualiste avait pris une participation stratégique au capital de Koolicar pour 2,6 millions d’euros, courant mai 2015, il avait également annoncé un investissement de 4 millions d’euros dans GuestToGuest, une plateforme d’échange de maison.

Par ailleurs, selon Thomas Ollivier, responsable économie collaborative & pratiques émergentes à la Maif, l’assureur mutualiste compte continuer sur sa lancée et nouer d’autres partenariats. Par ailleurs, un vecteur financier sera créé et “une dizaine de millions d’euros” sera investi dans l’économie collaborative.

Dans un contexte où les grands marchés sont saturés (Auto, MRH, Santé…) l’économie collaborative est un moyen de décrocher des nouveaux clients. Par ailleurs, le secteur étant en pleine expansion les possibilités vont se multiplier. À noter aussi que le développement de l’économie collaborative est un phénomène révélateur des changements au sein de notre société, ainsi s’intéresser au secteur permettra à l’assureur de mieux s’adapter et comprendre les besoins de ses assurés.

Autre facteur intéressant, les assureurs, la Maif y compris, tentent de rajeunir leur image de marque. L’assurance collaborative est jeune et dynamique, elle est surtout dirigée et orientée par la génération Y qui est la cible que les assureurs tentent de séduire. Ainsi les partenariats avec ces entreprises et startup forcent les assureurs à s’adapter.