Assurances / Notations : Fitch maintient la note d’Axa à A et relève sa perspective à « stable »

L’agence de notation financière Fitch a relevé la perspective de l’assureur français Axa de « négative » à « stable », une décision motivée par l’amélioration de la solidité financière et celle de la rentabilité du groupe depuis deux ans, selon un communiqué publié lundi.

La note de la dette à long terme d’Axa (Axa SA) a été maintenue à A et celle de solidité financière du groupe dans son ensemble (holding Axa SA et ses filiales) à AA-, ces deux notes ayant été abaissées d’un cran en mars 2009.

Fitch estime que la solidité financière de l’assureur s’est améliorée depuis le creux de fin 2008 et devrait faire preuve de résistance dans un futur proche. L’agence de notation s’appuie par ailleurs sur le renforcement de la rentabilité du groupe depuis 2008, attribuée à la résistance des métiers de l’assurance et à une tendance plus favorable sur les marchés financiers.

Sur les perspectives du groupe, Fitch explique que l’amélioration de la rentabilité à court terme est difficile étant donné les conditions délicates en assurance vie et non-vie, mais note que le groupe a réagi en augmentant les tarifs tout en ajustant son offre et en insistant sur la sélection des risques.

Concernant l’environnement incertain sur les marchés, Fitch crédite l’assureur d’avoir pris des mesures pour réduire les risques, et d’être donc moins sensible à ces mouvements financiers. La note du groupe reflète quant à elle le fait qu’Axa est l’un des plus grands assureurs au monde, bénéficiant à la fois d’une excellente diversification et d’une équipe de direction de qualité.

Fitch conclut en indiquant que la décision sur un abaissement ou relèvement de la note de l’assureur dépend en grande partie de sa rentabilité future et de l’adéquation entre son capital et son profil de risque. Les assureurs européens se préparent notamment à l’entrée en vigueur début de 2013 de Solvabilité II, nouveau cadre réglementaire qui doit renforcer la prise en compte des risques et obliger les assureurs à mettre en réserve suffisamment de capital pour y faire face.