Marché : L’ex patron d’AIG estime à 44 milliards de dollars la plus-value potentielle de l’État Américain

L’ancien patron historique d’AIG, « Hank » Greenberg, estime jeudi à 44Mds de dollars la plus-value potentielle de l’État américain sur son investissement dans l’assureur, quasi-nationalisé en septembre 2008 afin de lui éviter la faillite.

Cette somme n’inclut pas les gains dégagés par la banque centrale américaine sur ses prêts à AIG, précise M. Greenberg, dans une tribune publiée par le quotidien économique Wall Street Journal. « Dire que de tels montants sont excessifs est un euphémisme », s’indigne M. Greenberg, en s’interrogeant sur la nécessité de procéder à la nationalisation de ce qui était à l’époque le premier assureur mondial.

Le mécanisme convenu entre AIG et les pouvoirs publics doit permettre au Trésor américain de monter prochainement à 92% du capital. Il lui faudra « des années » pour céder sur le marché cette participation, note l’homme d’affaires. M. Greenberg, qui n’occupe plus de fonctions au sein de l’entreprise qu’il avait dirigée pendant des années, estime qu’il serait temps pour le Congrès d’ouvrir une enquête sur « les actions et les décisions de la Réserve fédérale et du Trésor qui ont fait d’AIG un pupille de la Nation ».

Le montant du gain potentiel de l’État américain évoqué par M. Greenberg est supérieur à la capitalisation actuelle du groupe qui était mercredi soir de 42Mds de dollars.