Marché : Euler Hermes surveille 10 pays “fragiles”

Heuler Hermes

Euler Hermes vient d’identifier 10 pays jugés “fragiles” au regard de leurs sensibilités aux politiques économiques américaines et chinoises. L’assureur crédit surveille même 4 autres États où règne notamment une forte instabilité politique.

Si Euler Hermes surveille de près les entreprises françaises, comme l’explique son responsable commercial, Louis Bollaert, dans notre JT daté du 17 février 2014, l’assureur crédit observe également la bonne santé économique des pays dans leur ensemble. Ainsi, dans son étude Economic Insight “The fragile 10 : Turbulences but no crash “, la filiale d’Allianz vient d’identifier 10 pays dits “fragiles” en raison de leur sensibilité à la politique de la Fed (Réserve fédérale des États-Unis) et au cycle économique chinois. Il s’agit de l’Argentine, de l’Indonésie, de la Turquie, du Brésil, de l’Afrique du Sud, de l’Inde, du Chili, de la Colombie, des Philippines et du Mexique

Le ralentissement des achats d’actifs par la Fed aux États-Unis, puis la décélération de la demande en provenance de la Chine et enfin les élections anticipées dans plusieurs pays ont fragilisé les pays émergent”, explique l’assureur, qui craint également dans ces États une hausse du risque de financement et de non-paiement pour les entreprises.

Vers une augmentation des défaillances ?

“Nous identifions ces 10 pays comme étant les plus vulnérables à court-terme. Cela signifie que nous surveillerons en permanence leur situation pour anticiper toute évolution qui aurait des conséquences sur les entreprise”, souligne Ludovic Subran, chef économiste chez Euler Hermes. “Si l’accès au crédit se dégrade, sans aide compensatoire, les comportements de paiement pourraient également se détériorer et entraîner une hausse des défaillances”.

Euler Hermes indique également surveiller la Thaïlande, la Russie, l’Ukraine et le Venezuela qui présentent des fragilités “notamment en raison de leur faiblesses domestiques et/ou instabilité politique”. L’enseigne précise enfin que seule l’utilisation de bons outils de gestion des crises (politique monétaire, politique budgétaire, stabilité politique) pourra protéger la croissance et le secteur privé.