Marché automobile : un bon mois de septembre

    C’est une bonne rentrée pour le marché automobile français qui affiche une hausse des ventes de véhicules neufs proche des 15% pour septembre 2009, par rapport à septembre 2008, soit plus de 180 000 nouvelles immatriculations sillonnant les routes de l’hexagone.

    Avec une progression de +14,1% par rapport au mois de septembre 2008, le marché français des voitures particulières neuves se porte bien. En tout, ce sont 183 248 nouvelles immatriculations qui ont été délivrées sur le territoire pour la même période. Une rentrée plutôt réussie, notamment pour les constructeurs français qui captent à eux seuls plus de 56% du marché. Mention spéciale pour Renault et Citroën qui engrangent respectivement des augmentations de 19,3% et 14,3% d’immatriculations supplémentaires par rapport à l’année dernière. Pour Peugeot, la variation est moins sensible avec seulement +5,7%. Sur les 9 premiers mois de l’année, la hausse du nombre d’immatriculations sur le marché français des voitures particulières neuves se monte à 2,4%.

    Des statistiques qu’il faut tout de même tempérer. « Ces bons chiffres sont toujours essentiellement dus à l’effet prime à la casse » concède-t-on au Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). « On peut même parler d’effet d’anticipation par rapport à l’annonce de la réduction progressive de cette prime au 1er janvier 2010. » Mais ce n’est pas la seule raison. « Les constructeurs de voitures petites et moyennes gammes, comme Renault, Peugeot, Citroën, Nissan ou encore Fiat, s’en tirent mieux que des constructeurs comme Mercedes, car les véhicules haut de gammes et gourmands en énergie ne bénéficient d’aucun bonus à l’achat. » Le constructeur allemand affiche en effet un recul de 11% par rapport à septembre 2008.

    Le point noir de cette rentrée 2009 concerne les véhicules industriels dont les ventes se sont effondrées au mois de septembre. Elles ont ainsi reculé de 46,4%. Preuve que les effets de la crise se font encore sentir sur certains segments du marché automobile qui ne bénéficient d’aucune incitation à l’achat.