Les CGPI face à la crise

    Les CGPI ne sortent pas indemnes des récentes turbulences financières, selon le dernier baromètre Cardif. Erosion de la collecte, recul des recrutements, recentrage des gammes de produits, concurrence accrue entre confrères… Dans ce contexte, la recherche de nouveaux clients apparaît comme le défi majeur des années à venir.

    C’est un baromètre contrasté que publie Cardif (groupe BNPP) pour sa troisième édition sur le marché des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI). L’enquête menée avec TNS Sofres entre le 28 mai et le 18 juin 2009 se base sur un échantillon de 500 CGPI.
    Plusieurs indicateurs révèlent les difficultés qu’a connues le métier ces derniers mois. Le secteur accuse un net recul du recrutement (-10 points) et une érosion de la collecte de l’ordre de 10% par rapport à 2008. De plus, en trois ans, la proportion de CGPI qui pensent que la profession se porte plutôt mal, a grimpé de 3% à 17%.
    Deux tendances inverses se confirment face à la clientèle : l’importance croissante de la stabilité des conseillers et celle décroissante, de la largeur et de l’innovation de la gamme. En rapport avec le recentrage circonstanciel sur les produits sécuritaires.

    Parallèlement, la prospection commerciale en forte hausse apparaît comme un défi majeur (+19 points depuis 2007).
    Dans le même temps, autre signe de la crise, les CGPI craignent davantage cette année la concurrence de leurs confrères (+ 7 points à 30%). A l’heure, où la profession s’ancre plutôt sur une dynamique de concentration, 44% ont un projet de rachat de cabinet dans les 5 ans à venir contre 34 % en 2007.

    Sur une longue période, toutefois, l’optimisme prévaut. « 2009 aura été une année charnière pour la profession », conclut Roger Mainguy, directeur des réseaux et partenariats de Cardif France. « Ainsi 88% des CGPI interrogés envisagent des perspectives de développements à 5ans ». Les prévisions des CGPI semblent indiquer que l’on s’oriente vers un point d’inflexion de la collecte cette année. Près d’un CGPI sur deux anticipe une hausse de sa collecte.