Le mode de rémunération des dirigeants d’Axa dénoncé par un syndicat

    Le syndicat Unsa de l’assureur Axa a demandé mercredi, à la veille de l’assemblée générale des actionnaires, “un nouveau mode de rémunération des dirigeants d’Axa, plus proche d’une éthique compréhensible par tous”.

    Dans un communiqué, l’Unsa regrette de ne pas avoir obtenu de réponse du président du directoire, Henri de Castries, à un de ses courriers à ce sujet envoyé fin mars. Le syndicat “s’élève contre le niveau de rémunération des hauts dirigeants d’Axa dont les fixes et plafonds du variable ont été relevés en 2008, et qui ont bénéficié d’importantes dotations d’actions gratuites et de stock-options”, alors que “les augmentations générales sont plus que limitées”.

    Dans un tract, l’Unsa dénonce l’augmentation en 2008 du salaire de M. de Castries de 500 à 600.000 euros, et la hausse du plafond de son variable, de 2.500.000 à 2.700.000 euros. Dans le rapport annuel 2008 d’Axa, il est précisé que sa rémunération fixe annuelle était restée inchangée depuis sa nomination en mai 2000. Sa rémunération variable est quant à elle basée sur la performance du groupe et sa performance individuelle, appréciée par un comité de rémunération.

    En valeur, la rémunération variable du patron d’Axa a reculé en 2009 (au titre de l’exercice 2008) à 1.846.304 euros, contre 2.644.366 euros en 2008 (au titre de 2007). C’est “sans compter”, souligne l’Unsa, 390.000 stock-options et 84.000 actions gratuites distribuées au cours de l’exercice 2008.

    Concernant les quelque 23.000 salariés, Axa a indiqué à l’AFP avoir augmenté les salaires de 3,7% entre le 1er janvier 2008 et le 1er janvier 2009 (augmentations générales et individuelles). Au 1er mai prochain est prévue une augmentation générale de 1,1% pour les non-cadres et de 0,6% pour les cadres, à quoi s’ajouteront des mesures individuelles au 1er juillet.
    Les salariés bénéficient aussi d’un intéressement et d’une participation qui s’élèvent en moyenne à 1,5 mois de salaire.

    AFP