Le capital investissement a continué de créer de la valeur malgré la crise du crédit selon l’édition 2007 d’Ernst & Young

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    Au moment où le nombre de fusions/acquisitions ralentit au niveau mondial et que le financement des opérations devient plus difficile, le business model introduit par le capital investissement se montrera-t-il toujours aussi efficace ? Son succès est-il dû aux seules conditions favorables du marché, à la dette moins chère et aux réductions de coûts ou bien, peut-on parler d’un business model durable, capable de se maintenir au-delà de la crise ? Dans des conditions de marché plus difficiles, le capital investissement continuera-t-il de créer de la valeur dans les entreprises dont il est partie prenante ? D’autres régions du monde vont-elles lui offrir de nouvelles terres de croissance ?

    Pour répondre à ces questions, Ernst & Young rend publique la troisième édition de son étude sur les 100 plus importantes cessions réalisées par le capital investissement en 2007 en Europe, en Amérique du Nord et en Asie : Private Equity Exits « Beyond the credit crunch ». En voici les principaux résultats:

    En 2007, les entreprises détenues par des fonds ont été plus rentables et plus performantes que les sociétés cotées

    L’étude montre que la valeur des entreprises cédées en 2007 par des fonds d’investissement a augmenté de 24% par an au niveau mondial, soit deux fois plus que la valeur des entreprises cotées équivalentes.
    Les facteurs d’une sortie de capital réussie :

    Si l’étude fait état d’une meilleure performance pour les entreprises détenues par le capital investissement que des entreprises cotées dans tous les secteurs et sur presque tous les marchés, quelques pays et secteurs attirent l’attention :

    Ainsi, l’Allemagne est le pays qui a vu sur son territoire les transactions les plus performantes. Les sorties en 2007 ont révélé une croissance annuelle de 29% de la valeur d’entreprise, à comparer avec 9% pour les entreprises cotées. En France, les entreprises détenues par des fonds ont affiché une surperformance de 13% par rapport aux entreprises équivalentes cotées.
    Les secteurs des Services Financiers, des Technologies et des Télécoms se distinguent avec la meilleure performance en 2007. Les sorties de capital dans ces secteurs ont révélé une croissance de la valeur de l’entreprise de l’ordre de 30% p.a. Ce chiffre est à mettre en parallèle avec les 10% de croissance des entreprises cotées comparables.

    D’autres facteurs, contribuent fortement à la réussite de l’opération. Ainsi :

    Les transactions entre 500 et 1 milliard d’euros ont été les plus performantes.
    La performance a été moindre quand l’entreprise cible a été sortie de la cote par le fonds. Contrairement à l’idée reçue, les LBO secondaires ont été les plus rentables et ont permis d’augmenter la valeur de l’entreprise de 27% p.a. en moyenne.
    Bien acheter est « LA » clé de la réussite de toute opération. Pour ce faire, l’étude montre que 82% des entreprises interrogées ont été identifiées par les fonds en amont grâce au réseau du capital investissement, à une veille sur le secteur et une analyse approfondie de la cible par leurs conseils. La valeur se crée à l’achat.
    Un autre des facteurs de succès du capital investissement réside dans sa stratégie d’intéressement des dirigeants, qui crée une forte implication des managers, étroitement associés à l’avenir de l’entreprise. Il est également très important, selon l’étude, qu’en cas de changement du management en place, cette transition se fasse le plus rapidement possible après l’achat de l’entreprise.
    «Le volume des transactions réalisées par le capital investissement va probablement diminuer en 2008 et dans les années à venir. Cependant, les fonds d’investissement vont continuer à créer de la valeur dans les entreprises de leur portefeuille car la force de leur business model réside dans la connaissance des marchés, la capacité de s’adapter au changement, le repositionnement stratégique dans des secteurs plus attractifs et la mise en place d’une gouvernance efficace. » déclare Stéphane Roubi, Associé Ernst & Young Transaction Advisory Services. « Pour résumer, l’étude permet de conclure que globalement les fonds d’investissements ont vendu des entreprises plus performantes que celles qu’ils ont achetées »

    Méthodologie :

    L’étude « How do private equity investors create value, beyond the credit crunch » est basée sur des entretiens qualitatifs et quantitatifs menés par une équipe dédiée d’experts Ernst & Young auprès de directeurs de participations de fonds d’investissements, qui ont suivi les transactions analysées. Sur les 100 sorties analysées en Europe, 76 entretiens ont été réalisés en face à face entre février et avril 2008. La démarche a été menée à l’identique en Amérique du Nord et en Asie pour analyser un top 100 global. Sur les trois millésimes de sortie, 2005-2006-2007, analysés en Europe, Ernst & Young a développé une base unique de données sur 203 transactions et 174 interviews. Les 100 premières transactions sélectionnées chaque année par Ernst & Young, sont choisies sur la base de la valeur d’entreprise au moment de l’investissement.

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