La Coface revoit à la baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2009 (-2,5%)

    L’assureur-crédit Coface a revu à la baisse sa prévision de croissance mondiale cette année, anticipant désormais une contraction du PIB de 2,5%, avant une croissance “positive mais faible de 1,7% en 2010”, a-t-elle indiqué mercredi dans un communiqué.

    “Cette ré-estimation intègre un décrochage de la croissance plus important que prévu au début de l’année, et elle suppose un arrêt de cette chute dans les semaines qui viennent”, écrit la Coface. Mi-janvier, la Coface prévoyait pour cette année une croissance de 0,9%.

    Dans le détail, l’assureur-crédit table sur une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 3,9% pour les pays industrialisés et une hausse de 0,7% pour les pays émergents. La reprise attendue en 2010 est faible pour les pays industrialisés (0,5%), mais meilleure pour les pays émergents (4,1%). “Des signaux de fin de récession sont perceptibles”, et le scénario d’une reprise “faible et lente, reste le plus probable”, estime toutefois la Coface.

    Par ailleurs, après avoir dégradé les notes de 22 pays en janvier puis de 47 en avril, la Coface a procédé à 13 nouvelles révisions de notes à la baisse, “principalement pour des petites ou moyennes économies fortement dépendantes du commerce international”, souligne-t-elle. En Europe de l’Ouest, elle a notamment placé la note A3 du Portugal sous surveillance négative “en raison de la forte contraction de la consommation des ménages et du recul des exportations et de l’investissement”.

    L’Europe émergente est la zone dont l’économie réelle est la plus touchée par la crise et dont les monnaies sont encore fragiles, estime-t-elle. La Slovaquie (A3) est ainsi mise sous surveillance négative “en raison du recul marqué de l’activité économique”, ainsi que les Pays Baltes, “en raison de l’ampleur de la récession qui pèse sur les entreprises très endettées”.

    La Coface place aussi sous surveillance négative “les notes des petites économies qui continuent à subir les conséquences de la crise aux Etats-Unis (Costa Rica, le Salvador, Guatemala)”.

    AFP