L’exposition des assureurs aux dettes souveraines des pays européens

L’assureur allemand Allianz, a annoncé mercredi qu’il détenait à fin mars pour 3,3 milliards d’euros de titres grecs, représentant moins de 1% de ses investissements en obligations. Sur un total de 382,1 milliards d’euros de titres de dette, le numéro un européen de l’assurance détenait au 31 mars 3,3 milliards d’euros d’obligations grecques, indique-t-il dans son rapport trimestriel.

Il détient également un total de 14,3 milliards d’euros en Irlande, Portugal, Grèce et Espagne, les pays dits “PIGS”, pour lesquels les investisseurs redoutent le plus une contagion de la crise budgétaire en zone euro. “Nous n’attendons pour le moment aucun impact” de la crise grecque, précise  toutefois le groupe, qui estime son exposition inférieure aux niveaux qui ont cours sur le marché.

Generali a pour sa part confirmé que son “exposition nette” aux obligations de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal et de l’Irlande était de 2,2 milliards d’euros, comme il l’avait indiqué fin avril.

Le bancassureur néerlandais ING détient pour 1,9 milliard d’euros d’obligations de l’Etat grec, a-t-il annoncé mercredi dans le communiqué de présentation des résultats trimestriels.

ING a quant à lui indiqué posséder pour 1,8 milliard d’euros d’obligations de l’Etat espagnol et pour 1,4 milliard d’euros d’obligations de l’Etat portugais.

Au 31 mars, le bancassureur détenait pour un total de 50,9 milliards d’euros d’obligations d’état dans le monde, a indiqué le groupe, soit 2,9 milliards d’euros de plus qu’au 31 décembre 2009.

L’assureur belge Ageas, héritier du bancassureur belgo-néerlandais Fortis démantelé pendant la crise financière, a chiffré mercredi son exposition à la dette grecque à 3,1 milliards d’euros à la date du 10 mai.

Les obligations émises par la Grèce représentaient ainsi à cette date environ 9% du portefeuille d’obligations souveraines détenues par la société.

Ageas a également détaillé son exposition à la dette souveraine d’autres pays du sud de l’Europe considérés à risque. Elle atteignait, au 10 mai, 2,2 milliards d’euros pour le Portugal, 1,9  milliard pour l’Espagne et 6,1 milliards pour l’Italie.

Ageas précise avoir entrepris “de rééquilibrer son risque de concentration sur certaines obligations d’Etat d’Europe méridionale”.

Le bancassureur belge KBC chiffre à 1,9 milliards d’euros son exposition aux obligations souveraines émises par la Grèce, a-t-il indiqué mercredi à l’occasion de ses résultats trimestriels.

Les banques françaises sont les plus engagées en Grèce de tous les établissements bancaires internationaux, avec des créances supérieures à 50 milliards d’euros au total. La plupart de l’exposition n’est pas liée à la dette de l’Etat grec mais aux prêts consentis à la clientèle privée.