Interview : Capital Recherche, le spécialiste de la recherche de bénéficiaires de contrats d’assurance vie non réclamés

    Les contrats d’assurance vie non réclamés représenteraient jusqu’à cinq milliards d’euros. Les assureurs doivent, aujourd’hui, tout mettre en œuvre pour retrouver les bénéficiaires des contrats d’assurance vie non réclamés.
    News Assurances reçoit François-Xavier du Besset, Président de AVERA Capital Recherche.

    Nicolas Mortel (News Assurances) :
    Bonjour, nous recevons aujourd’hui sur le plateau de News assurances François-Xavier du Besset, le président de Capital Recherche. Capital Recherche est une jeune société spécialisée dans la recherche de bénéficiaires de contrats d’assurance vie non réclamés. Alors, l’assurance vie non réclamée représente tout de même jusqu’à 5 milliards d’euros d’encours.
    François-Xavier, merci, deux questions : comment est né Capital Recherche? et en quoi consiste votre activité?

    François-Xavier du Besset (Capital Recherche) :
    Capital Recherche est né de la loi du 17 décembre 2007 permettant la recherche des bénéficiaires de contrats d’assurance vie non réclamés et garantissant le droit des assurés.
    Cette loi impose une obligation de moyen quant à la recherche des bénéficiaires de contrats d’assurance vie non réclamés.
    Suite à 7 années d’expérience dans l’assurance vie, je me suis associé au cabinet Arnoult International, dirigé par Didier RAUCH, également chargé d’enseignement à l’université Panthéon ASSAS Paris II. Et nous avons décidé d’allier nos compétences dans ce domaine spécifique de la recherche de bénéficiaires de contrats d’assurance vie non réclamés, au service des compagnies d’assurances. Donc, avec un réseau national et international, le cabinet Arnoult existe depuis 25 ans… Nous sommes jeunes, mais le cabinet, mon partenaire a de l’expérience.

    Nicolas Mortel (News Assurances) :
    Donc l’activité de Capital Recherche est vraiment innovante et peut constituer une prestation de service intéressante pour les assureurs.
    Maintenant le cadre législatif, est-ce que les assureurs sont contraints par la loi d’effectuer ces recherches de bénéficiaires d’ assurance vie non réclamées , et d’autre part est ce que les enquêtes privées sont elles aussi encadrées par la loi?

    François-Xavier du Besset ( AVERA Capital Recherche) :
    Effectivement, il y a une obligation légale des assureurs de retrouver, ou tout du moins de mettre les moyens de retrouver les bénéficiaires de contrats d’assurance vie non réclamés. Il faut savoir qu’en droit des assurances, notamment pour les bénéficiaires, tout le monde est un bénéficiaire potentiel : un mineur, votre voisin de palier, pas forcement quelqu’un qui soit de la famille du souscripteur… Donc, on est dans un cadre légal qui oblige les assureurs à retrouver les bénéficiaires quels qu’ils soient.

    Nicolas Mortel (News Assurances) :
    Et les enquêtes, également, sont soumises à des contraintes légales?

    François-Xavier du Besset (AVERA Capital Recherche) :
    Effectivement , les enquêtes sont extrêmement réglementées depuis la loi Sarkozi de 2003, Titre 2, où les enquêteurs de droit privés doivent avoir un agrément préfectoral pour le cabinet d’enquêtes mais également pour le directeur d’enquête : une autorisation préfectorale.

    Nicolas Mortel (News Assurances) :
    J’imagine que ces autorisations sont acquises pour Capital Recherche ?

    François-Xavier du Besset (AVERA Capital Recherche) :
    Bien évidemment le cabinet Capital Recherche a l’agrément préfectoral. En qualité de directeur d’enquêtes, j’ai également un agrément préfectoral , et chacun des salariés et des indépendants qui travaillent avec nous sur cette spécialité ont leur agrément.

    Nicolas Mortel (News Assurances) :
    L’activité est vraiment très encadrée au niveau législatif. Maintenant, dans un contexte de crise financière , de crise de confiance, est-ce qu’un assureur qui s’intéresserait de plus prêt à la recherche de bénéficiaires de contrats d’assurance vie non réclamés ne pourrait pas se démarquer en apportant une garantie de service? Finalement, en parlant de confiance à ses clients : Est-ce-que, pour vous, c’est un axe de communication, c’est un axe marketing potentiel?

    François-Xavier du Besset (AVERA Capital Recherche) :
    Tout à fait. Nous sommes dans une crise de confiance, vous l’avez dit vous même,une crise financière, tout le monde en parle… Donc les contrats d’assurance vie non réclamés… il faut savoir quand même que des souscripteurs sont allés voir leur assureur, leur ont fait confiance, ont mis en clause bénéficiaire tel ou tel bénéficiaire, qui peuvent être quelqu’un de leur famille, des amis, leur voisin de palier, etc…Tous les français sont potentiellement bénéficiaires; la moindre des choses effectivement maintenant, c’est de respecter la volonté des souscripteurs qui sont maintenant décédés. Respecter cette volonté, c’est acquérir la confiance des souscripteurs actuels, des français qui vont voir qu’effectivement l’assurance vie est un placement sûr, avec le fonds en euros notamment. Mais c’est un placement qui doit gagner encore et encore notre confiance. Le livret A, 4% garanti, c’est le concurrent de l’assurance vie…
    Au delà de ça, les compagnies d’assurances doivent regagner leur réputation, leur image, leur image de marque. Et je pense, effectivement, qu’en recherchant les bénéficiaires, c’est un moyen assez extraordinaire pour regagner leur confiance.
    On a en plus de cette crise de confiance, un pouvoir d’achat qui est en berne… Réinjecter entre 1 à 5 milliards d’euros dans la consommation, et une partie de ces 1 à 5 milliards d’euros sera également réinjectée dans l’épargne et le placement.
    Donc : c’est du gagnant gagnant , il faut rechercher les bénéficiaires!

    Nicolas Mortel (News Assurances) :
    Écoutez, François-Xavier, merci de nous avoir apporté cet éclairage, nous vous souhaitons bonne chance. Merci et au revoir.