Infarctus du myocarde : Une prise en charge satisfaisante des malades pendant et après leur hospitalisation

    hospitalisation-70Les maladies cardio-vasculaires représentent la seconde cause de mortalité en France. L’infarctus du myocarde concerne chaque année des dizaines de milliers de personnes. Néanmoins, la France bénéficie à la fois d’un taux d’infarctus du myocarde parmi les plus bas en Europe, avec une baisse régulière de celui-ci.

    D’un point de vue économique, la prise en charge des pathologies cardio-vasculaires en ALD représente près de 17 milliards d’euros de remboursements chaque année, avec une croissance supérieure à 7% par an au cours des dernières années.

    Face à cet enjeu à la fois sanitaire et économique, l’Assurance Maladie a conduit une étude inédite sur la trajectoire de soins des personnes victimes d’infarctus, à la fois lors de leur séjour à l’hôpital mais aussi en aval, lorsqu’elles sont soignées en médecine de ville.

    Premier constat, l’infarctus du myocarde touche principalement les hommes qui représentent près de 7 patients hospitalisés sur 10. La moyenne d’âge des personnes hospitalisées est de 67 ans et un quart a moins de 55 ans. Deux tiers des patients étaient déjà traités par des médicaments à visée cardio-vasculaire.

    Deuxième constat, l’étude de l’Assurance Maladie permet de souligner les bons résultats enregistrés pour la prise en charge des patients victimes d’infarctus, à la fois au cours de leur hospitalisation mais aussi en prévention secondaire avec des traitements médicamenteux adaptés.

    – Ainsi, une très large majorité des personnes hospitalisées bénéficient des actes diagnostiques ou thérapeutiques indiqués pour une prise en charge optimale : coronarographie, angioplastie, pose de stent…  Témoignage de cette prise en charge de qualité, le taux de survie à la sortie de l’hôpital est
    très élevé (90%) et dépasse 95% pour les patients de moins de 75 ans.

    – L’étude témoigne de résultats satisfaisants pour prévenir, après l’infarctus, les complications et les risques de récidives : 62% des patients suivent ainsi la quadrithérapie recommandée par la Haute Autorité de Santé et 70% des patients de moins de 75 ans.

    L’Assurance Maladie a étudié les éventuelles disparités dans la prise en charge des patients, selon leur niveau de revenus et leur situation géographique. Un accès aux soins équivalent est en effet indispensable pour une pathologie comme l’infarctus qui engage le pronostic vital des patients et qui nécessite à la fois un traitement de pointe en urgence et performant sur le long terme.

    – Signe positif, un faible niveau de revenus n’impacte pas la qualité et le niveau de prise en charge : ainsi, les patients bénéficiaires de la CMU-C suivent une trajectoire de soins équivalente au reste de la population.

    – Enfin, sur le plan géographique, l’étude révèle certaines disparités de pratiques entre les régions françaises, susceptibles de générer des variations sur le plan de la santé.

    Cette étude de l’Assurance Maladie offre une connaissance réelle et à grande échelle de la prise en charge de l’infarctus du myocarde, pathologie cardio-vasculaire à la fois fréquente et grave. Elle s’inscrit ainsi dans l’engagement des pouvoirs publics pour réduire les maladies cardio-vasculaires.

    En outre, l’Assurance Maladie déploie depuis plusieurs années des actions dédiées dans ce domaine (bon usage des statines, prévention des complications cardio-vasculaires chez les diabétiques avec le programme Sophia, …).