Idées / Assurance maladie : Charles Beigbeder propose un « remboursement des frais de santé proportionnel aux revenus »

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Chevalier de la Légion d’honneur, créateur de cinq entreprises et auteur de deux ouvrages sur l’énergie, Charles Beigbeder s’attaque désormais au rééquilibrage du déficit de la Sécurité sociale dans Les Echos.

L’homme d’affaires et ex-candidat à la présidence du Medef Charles Beigbeder a fait part de sa proposition pour « reprendre clairement la voie de l’équilibre entre recettes et dépenses » de la Sécurité sociale, dans une tribune parue dans Les Echos jeudi. Il y pointe le « déficit structurel intenable » notamment pour la branche maladie, qui « contribue pour la moitié des 20Mds de déficit prévus en 2011. »

Charles Beigbeder remet ainsi en cause un système de solidarité « horizontal » qui ne prend pas en compte les différences de revenus, « les plus aisés étant aussi remboursés que les autres. » Soit une « logique ne permet plus au système de s’équilibrer, c’est pourquoi il convient de lui substituer une logique verticale. »

Une franchise proportionnelle aux revenus

« Sur le modèle des propositions de l’économiste André Babeau – qui s’inspire lui-même de l’idée de bouclier sanitaire de Briet et Fragonard – , je propose l’instauration d’une franchise de remboursement des frais de santé proportionnelle aux revenus », écrit-il.

Le fondateur de Selftrade ou de Poweo propose que les dépenses de santé s’élèvent par exemple à 2 % des revenus : « Cette idée revient, on le comprend, à dérembourser les plus riches (qui n’atteindront que plus rarement ces 2% de leurs revenus), tout en continuant de financer totalement les personnes qui n’ont aucun revenu ! »

Un plafonnement de cotisation

Anticipant des critiques il ajoute « On pourrait imaginer malgré tout un plafond de cotisation en valeur absolue afin que l’écart de contribution ne soit pas trop inégalitaire », avant de conclure ainsi : « l’État providence doit clairement montrer qu’il pose des limites à sa protection, tout en n’acceptant jamais en revanche que les plus faibles d’entre nous descendent au-dessous d’un certain niveau de vie minimum. »