Grèce : Assureurs et banques français contribueront au plan pour 15 Mds d’euros

Les assureurs et banques français contribueront au nouveau plan d’aide à la Grèce à hauteur de 15Mds d’euros, a indiqué jeudi Bercy dans un communiqué.

Alors que l’échange des titres helléniques pourrait commencer dans les jours qui viennent, la participation du secteur privé français au plan de secours de la Grèce se chiffre à 15 Mds d’euros, selon un communiqué de Bercy.

En Europe, les créanciers privés de la Grèce se sont engagés, par le biais de l’Institut de la finance internationale (IIF), à participer à hauteur de 135 Mds d’euros sur la période allant 2011 de 2020 après l’adoption du plan par les dirigeants de la zone euro. Une contribution qui se fonde sur la base sur volontariat.

La participation correspond à la valeur totale des titres détenus

La participation des assureurs et banques françaises a été confirmée lors d’une réunion à Bercy avec le ministre de l’Economie François Baroin et s’élèvera à la valeur totale des obligations grecques qu’ils détiennent et dont les échéances s’étalent jusqu’en 2020.

Le secteur assurantiel français étient 6 Mds d’euros de titres grecs : 1,1Mds pour Axa, 520 M pour Covéa et 2Mds pour CNP et Groupama, dont la majorité arrive à échéance en 2015 (voir note article). Selon l’AFP assureurs et banques français détiennent au total environ 18 Mds d’euros de dette grecque en valeur brute, le solde par rapport aux 15 Mds représentant les obligations dont l’échéance est postérieure à 2020.

Une participation, quatre options

Pour ce faire, quatre options leur sont proposées, chacune induisant une décote maximum de 21% pour les obligations détenues : l’échange immédiat d’un titre contre un nouveau avec une maturité de 30 ans, attendre qu’ils arrivent à maturité pour réinvestir dans le même instrument ou accepter une décote sur la valeur faciale qui permet d’échanger contre d’autres sur 15 ou 30 ans.