Gestion des benefits à l’international & COVID 19 : bilan et tendances

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La pandémie a conduit les entreprises à réfléchir à l’efficacité de la gestion de la protection sociale offerte à leurs salariés.

La pandémie de COVID 19 a sensiblement marqué les populations et les économies mondiales au cours de ce premier semestre 2020. Elle s’est aussi avérée comme un test pour les entreprises sur l’efficacité et la gestion de la protection sociale offerte à leurs salariés. Avec des leçons à tirer pour chacune d’entre elles…

L’accès aux soins et la couverture de prévoyance ont été également des sujets de préoccupations notoires.

Avec cette pandémie, les salariés ont dû s’adapter à un nouvel environnement sanitaire et professionnel pendant la période de confinement et de déconfinement (télétravail, retour sur site avec des mesures sanitaires et de distanciation sociale strictes, etc.). Cela a pu avoir comme conséquence des changements de comportements et habitudes des salariés, ainsi que des préoccupations nouvelles (anxiété, manque de ressources financières, …). L’accès aux soins et la couverture de prévoyance ont été également des sujets de préoccupations notoires. La pandémie a par ailleurs entrainé la chute des marchés financiers ainsi que la poursuite de la baisse des taux d’actualisation, ce qui a pu fragiliser les bilans des entreprises, avec par exemple des provisions retraite plus importantes, et des niveaux de risques et de volatilités accrus.

Afin de limiter ces effets, les gouvernements ont pris des mesures pour assurer la santé et la sécurité de leurs citoyens et assister les entreprises pour limiter les licenciements de masse ou les faillites. Ainsi, de nouvelles législations sont apparues telles que la mise en place du chômage partiel, la prise en charge de certaines dépenses de santé, le report ou gel de cotisations au titre des plans de financement des régimes de retraite, etc….

Les entreprises ont dû aussi rapidement faire un état des lieux du niveau de protection sociale de leurs salariés à travers le monde, exercice pas toujours simple à faire notamment lorsque les entreprises ont une gestion décentralisée de leurs avantages sociaux. Certaines entreprises ont découvert que leurs polices d’assurance n’incluaient pas le risque de pandémie voire même que certains effectifs n’étaient pas couverts en cas de décès.

De cette première phase de la pandémie, et en réponse aux leçons qui en ont été tirées, se dessine une tendance pour les entreprises à un pilotage plus centralisé de leurs avantages sociaux, avec par exemple le développement de solutions globales de financement (pooling, programme de souscription globale, captive) pour optimiser les coûts de la protection sociale, la mise en place d’un courtier global afin de disposer d’un accès rapide à une information à jour sur les couvertures et de mieux coordonner et appliquer la stratégie du groupe, ou encore la recherche d’économies sur les régimes de retraite via la révision de la structure de ces régimes et leur financement.

Les entreprises cherchent de plus en plus à développer des programmes mondiaux de socle minimum de protection sociale.

De même, dans le cadre de la responsabilité employeur au titre de la santé, de la sécurité et du bien-être de leurs salariés, les entreprises cherchent de plus en plus à développer des programmes mondiaux de socle minimum de protection sociale pour tous leurs salariés afin de s’assurer que ceux-ci soient couverts sur les risques lourds. Et pour faire face aux répercussions psychologiques, financiers et physiques de la pandémie, les entreprises considèrent de plus en plus la mise en place de programmes de bien-être et de soutien à disposition de leurs salariés afin de mieux les aider et les accompagner dans ce nouvel environnement.

La crise n’est pas finie mais les entreprises ont tiré les premiers enseignements et se dirigent clairement vers plus de centralisation, de modernisation de leur avantages sociaux, tout en revoyant leur stratégie et leur gouvernance pour s’adapter à ce nouvel environnement de travail et à ces nouvelles conditions économiques et sanitaires.

Auteur

Maud Mercier
Senior Director, Global Service & Solutions

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