Fusion Ecureuil/Banque Populaire : François Pérol s’engage à ne recourir qu’à des départs volontaires

    François Pérol, le patron du futur groupe Banque Populaire/Caisse d’Epargne, s’est engagé à ne recourir qu’à des départs volontaires dans une lettre adressée lundi aux syndicats des deux banques mutualistes, qui attendaient des engagements écrits sur l’emploi.

    Dans le cas où des “projets d’adaptation ou réduction des effectifs” seraient nécessaires, “je m’engage sur la mise en oeuvre de dispositifs et mesures incitatives basées sur le volontariat, destinés à éviter les départs contraints”, écrit M. Pérol dans cette lettre dont l’AFP a eu copie.
    Parmi les mesures envisagées figurent un bilan de compétence, une aide à la mobilité au sein du groupe, une aide aux salariés souhaitant monter un projet professionnel à l’extérieur du groupe, et une aide à la formation professionnelle.

    Estimant ne pas être suffisamment informés des conséquences de ce rapprochement sur l’emploi, certains syndicats menacent de ne pas rendre d’avis sur la fusion. En outre, trois comités d’entreprise des Caisses d’Epargne ont annoncé leur intention d’aller en justice pour dénoncer un “défaut d’information”.

    Contestant ce point, M. Pérol écrit que “toutes les informations disponibles et l’état des réflexions menées à ce jour ont été transmis aux comités d’entreprises pour leur permettre valablement de se prononcer”. Mais soucieux du maintien d’un “dialogue social sur ces enjeux”, il propose de mettre en place un “comité stratégique”, réunissant les syndicats et la direction, conçu comme “un lieu d’échanges et d’informations sur la stratégie du futur groupe”. M. Pérol conclut sa lettre en réaffirmant que “rien en l’état actuel des travaux et réflexions ne justifie la confirmation de vos craintes sur l’emploi”.

    Ce courrier “apporte des réponses conformes à ses attentes sur deux points : la mise en place d’un comité stratégique Groupe et la négociation de la mobilité sur le périmètre du groupe”, a réagi la CFDT, premier syndicat du nouveau groupe, dans un communiqué. Mais “des projets d’adaptation ou de réduction des effectifs ne sont pas clairement exclus” et, dans ce cas, les mesures envisagées “ne sauraient valoir une politique globale et cohérente sur l’emploi”.

    Le rapport d’un cabinet d’experts, la Sacef, remis au Comité de groupe des Caisses d’Epargne, a mis le feu aux poudres en estimant que plus de 10.OOO emplois seraient menacés, soit environ 10% des effectifs. La direction a démenti catégoriquement ce chiffre auprès de l’AFP.

    AFP