Fusion Banque Populaire /Caisse d’Epargne : Unsa, CGT et Sud ne désarment pas sur les effectifs

    La CGT, l’Unsa et Sud, trois syndicats qui pèsent 64% des voix aux élections professionnelles des Caisses d’Epargne, ont affiché mercredi leur scepticisme face aux engagements du patron du futur groupe Banque Populaire/Caisse d’Epargne de s’en tenir à des départs volontaires.

    Le projet de fusion, “aujourd’hui mis en place en toute hâte, apparaît surtout comme un plan de sauvetage de Natixis”, et risque “d’aggraver encore la situation des Caisses d’Epargne” et “menace leur pérennité”, a affirmé dans un communiqué l’Unsa (32% des voix). Pour le syndicat Sud (22%), les engagements pris lundi par François Pérol, le patron du futur groupe, ne font “qu’accroître les interrogations (…) en particulier sur les suppressions d’emploi”, selon un communiqué.

    François Pérol s’est engagé à ne recourir qu’à des départs volontaires dans une lettre adressée lundi aux syndicats des deux banques mutualistes, qui attendaient des engagements écrits sur l’emploi.”Ce courrier n’apporte aucune réponse aux demandes formulées dans la motion votée à l’unanimité lors du comité de groupe de jeudi”, a jugé de son côté la CGT des Caisses d’Epargne (10% des voix), dans un communiqué.

    Pour l’Unsa et la CGT, par ce courrier M. Pérol demande un “chèque en blanc” aux syndicats, en les appelant à “valider le projet de fusion”, des organes centraux des deux banques, “sans aucune des informations nécessaires”.

    AFP